Des raids aériens ont visé dimanche des secteurs tenus par les rebelles et les jihadistes près d'Alep, a annoncé une ONG, après une attaque au "gaz toxique" dans cette ville du nord de la Syrie imputée par le régime aux "groupes terroristes". Ces frappes dans la province d'Alep, dont la ville éponyme est le chef-lieu, ont été "probablement" menées par l'aviation de la Russie, pays allié du régime syrien, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Il s'agit des premières frappes dans le secteur en plus de deux mois. L'OSDH n'était pas en mesure de dire dans l'immédiat si les raids avaient fait des victimes.
"Des avions probablement russes ont visé des secteurs tenus par les rebelles et les jihadistes près de la ville d'Alep", a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Les territoires visés se trouvent dans un secteur appelé à devenir une "zone démilitarisée" selon un accord annoncé en septembre, selon M. Abdel Rahmane.
Cet accord négocié par la Russie et la Turquie, parrain traditionnel des rebelles, prévoit un arrêt des hostilités et une zone tampon pour séparer les zones gouvernementales des territoires tenus par les insurgés dans les provinces d'Idleb et d'Alep, qui sont voisines.
Les raids de dimanche interviennent au lendemain d'une attaque au "gaz toxique" imputée par le régime aux "groupes terroristes", la terminologie habituelle des autorités syriennes pour désigner tant les jihadistes que les rebelles. L'agence officielle Sana a fait état de "107 cas de suffocation".
Depuis fin 2016, Alep est sous le contrôle total du pouvoir de Bachar el-Assad. Mais des secteurs à la périphérie ouest de la ville sont tenus par des groupes rebelles et jihadistes, qui contrôlent en grande partie la province d'Idleb, ultime grand bastion insurgé de Syrie dans le nord-ouest syrien.
Le ministère russe de la Défense a lui aussi accusé des "groupes terroristes", se trouvant dans des territoires contrôlés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, d'avoir tiré sur Alep des "explosifs contenant apparemment du chlore".
Le Front national de libération, l'alliance rebelle la plus importante présente dans les provinces d'Alep et d'Idleb, a démenti toute implication.


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