La Première ministre britannique Theresa May, le 23 novembre 2018 à Londres. REUTERS/Toby Melville
La Première ministre britannique Theresa May a prévenu vendredi ses compatriotes que l'Union européenne ne renégocierait pas l'accord de Brexit si celui-ci venait à être rejeté par le Parlement de Westminster.
"Je crois que si nous devions retourner devant l'Union européenne et dire 'les gens n'aiment pas cet accord, est-ce qu'on peut en avoir un autre?'... Je ne pense pas qu'ils nous accueilleraient à bras ouverts en disant qu'ils vont nous donner un meilleur accord", a-t-elle déclaré sur la BBC pendant une séance de questions-réponses avec des auditeurs.
Interrogée à plusieurs reprises sur son éventuelle démission si le Parlement britannique rejette le projet d'accord qui devrait être entériné dimanche lors du sommet extraordinaire européen, Theresa May a répondu qu'elle était concentrée sur l'adoption du texte lors du vote qui devrait intervenir mi-décembre, et non sur son avenir personnel.
Le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, a présenté de son côté la clause de sauvegarde ("backstop") destinée à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, au prix du maintien temporaire de cette dernière dans l'union douanière, comme une "pilule à avaler" pour éviter un report du Brexit.
Liam Fox, qui est partisan de la sortie de l'UE, a reconnu lors d'un déplacement en Irlande du Nord que le recours à la clause de sauvegarde rendrait "très difficile" l'ouverture de négociations commerciales avec des pays tiers, mais il a estimé que les réticences suscitées par cette clause à Londres comme à Bruxelles étaient la "meilleure garantie" qu'elle n'aura pas à s'appliquer.
"Le Parlement doit décider s'il veut bloquer une décision démocratique du peuple britannique", a ajouté le ministre à l'intention des députés hostiles au projet d'accord.
Theresa May et Liam Fox n'ont pas convaincu le Parti unioniste nord-irlandais (DUP), qui permet au gouvernement de s'appuyer sur une majorité à Westminster. Sa dirigeante, Arlene Foster, a redit vendredi sa conviction qu'un "meilleur accord" est possible et que Londres devrait chercher à le négocier.


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