L'Espagne réclame un engagement "écrit" de Londres sur Gibraltar avant le sommet de dimanche censé sceller l'accord de Brexit entre le Royaume-Uni et les 27, a indiqué vendredi à Bruxelles le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires européennes Luis Marco Aguiriano.
L'Espagne a menacé de s'opposer à l'accord de divorce du Brexit si son droit de veto sur la future relation entre l'UE et l'enclave britannique n'était par reconnu par écrit.
"Nous avons exigé que ce texte soit publié par les Britanniques avant le Conseil européen de dimanche", a ajouté le responsable espagnol. Alors qu'on lui demandait si le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez serait bien présent dimanche pour le sommet extraordinaire, il a répondu: "Il décidera (...) quand il verra la déclaration britannique par écrit".
Le chef du gouvernement espagnol a maintenu jeudi sa menace de bloquer l'accord sur le Brexit s'il n'obtenait pas un droit de veto sur les négociations futures concernant l'enclave britannique de Gibraltar, que Madrid revendique, après une conversation avec son homologue britannique Theresa May. "Après ma conversation avec Theresa May, nos positions restent éloignées", a-t-il tweeté au moment où il atterrissait à La Havane pour une visite officielle. "Mon gouvernement défendra toujours les intérêts de l'Espagne. S'il n'y a pas de changement, nous opposerons notre veto au Brexit".
"Nous n'avons pas l'intention de rouvrir l'accord de retrait mais nous allons travailler avec les gouvernements de Gibraltar et de Madrid sur notre future relation", a déclaré vendredi une porte-parole de Theresa May à Londres.


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