Photo AFP / KAZUHIRO NOGI
Le leader libanais druze Walid Joumblatt s'est interrogé vendredi sur les dessous de l'enquête sur Carlos Ghosn, qui dirigeait jusque là l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, après son interpellation au Japon sur des soupçons de malversations financières.
"Saurons-nous jamais le secret de l'arrestation de Carlos Ghosn? Est-il possible qu'il ait commis des malversations tel qu'on le dit dans la version officielle? La vérité sera-t-elle dévoilée? Quoi qu'on dise, (Carlos Ghosn) était un grand pharaon sorti du Liban à sa façon", a écrit M. Joumblatt sur Twitter.
Le conseil d'administration de Nissan a annoncé jeudi avoir voté à l'unanimité le limogeage de M. Ghosn de son poste de président, qu'il occupait également. Troisième membre de cet ensemble fort de 450.000 salariés, Mitsubishi Motors prévoit également de "démettre rapidement" son président.
Chez Renault, le conseil d'administration du groupe a en revanche choisi de ne pas révoquer Carlos Ghosn de son poste de PDG. Thierry Bolloré a pris les rênes du constructeur au losange mardi soir.
Le ministre libanais sortant de la Justice, Sélim Jreissati, avait affirmé avoir pris "les mesures nécessaires" dans l'affaire du bâtisseur de l'empire automobile Renault-Nissan-Mitsubishi, détenteur de la nationalité libanaise.
Mardi, le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil, avait demandé à l'ambassadeur du Liban à Tokyo, Nidal Yahia, de suivre l'affaire et de rencontrer M. Ghosn pour s'assurer de son état de santé et des moyens dont il dispose pour se défendre des accusations portées contre lui.


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