Des migrants, surtout du Honduras, en route vers les Etats-Unis, à la frontière avec le Mexique, le 20 novembre 2018. AFP / PEDRO PARDO
Les militaires américains déployés le long de la frontière mexicaine à l'approche d'une colonne de migrants, pourront intervenir en cas de violences mais ne seront armés que de matraques, a indiqué mercredi à Washington le ministre américain de la Défense Jim Mattis.
Le Pentagone a reçu mardi soir une note de la Maison Blanche lui donnant plus de latitude pour opérer à la frontière, notamment si les gardes-frontières demandent le soutien des militaires en cas de violences, a précisé M. Mattis à des journalistes au Pentagone.
Mais même si des soldats sont appelés en renfort en cas de tentative de forcer les postes-frontières, "aucun militaire ne sera armé", a-t-il assuré. "Ce seront probablement des membres de la police militaire équipés de boucliers, de matraques. Pas d'armes à feu".
Le président Donald Trump, qui a ordonné le déploiement à la frontière, avait créé une polémique avant les élections de mi-mandat en laissant entendre que les soldats américains pourraient tirer sur les migrants si ceux-ci leur lançaient des pierres.
"S'ils lancent des pierres comme ils l'ont fait envers la police et l'armée mexicaines, je dis, considérez cela comme un fusil", avait-il lancé. Le lendemain, il était revenu sur ces propos, affirmant que les soldats "n'aur(ai)nt pas à tirer."
Le chef du Pentagone a indiqué n'avoir encore pris aucune décision sur la durée de ce déploiement, initialement prévu jusqu'au 15 décembre, car "ça dépendra de la mission".
La secrétaire à la Sécurité intérieure Kirstjen Nielsen devra "d'abord" demander une extension de la mission, a-t-il expliqué. "J'ai maintenant l'autorité de faire plus. On verra ce qu'elle demandera", a-t-il ajouté. Si elle demande le déroulement de davantage de barbelés, "ça prendra plus de temps".
M. Mattis a chiffré à 5.764 le nombre de militaires déployés le long de la frontière mexicaine, qui s'ajoutent aux 2.100 gardes nationaux déjà sur place. Le coût de l'opération est actuellement évalué à 72 millions de dollars mais "je suis sûr que ce chiffre va augmenter", a-t-il conclu.


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