Liban

La réconciliation saluée de toutes parts

OLJ
15/11/2018

La réconciliation entre Sleiman Frangié et Samir Geagea a été chaleureusement saluée de toutes parts, généralement par de courts messages postés sur Twitter. Les premières à réagir ont été… les cloches des églises de Bécharré, qui ont sonné à toute volée en l’honneur de ce moment historique.

Saluant l’événement, le Premier ministre désigné Saad Hariri a déclaré : « Avec la réconciliation entre les Forces libanaises et les Marada, c’est une page blanche qui met fin à une période de souffrances, d’hostilités et d’inquiétudes. Nous félicitons Sleiman Frangié et Samir Geagea pour ce grand moment, et le patriarche Raï qui l’a parrainé. »

L’ancien président de la République Amine Gemayel a estimé que cette rencontre « est une heureuse nouvelle à tous les niveaux, dans la mesure où elle représente la réalité de l’esprit national et chrétien qui nous manque actuellement et qui aurait dû être depuis longtemps la boussole de notre engagement chrétien et national ». Il a souhaité que l’événement « fonde un nouveau style d’action politique (...) qui dépasse les sentiments négatifs, quelles qu’en soient la profondeur et les causes, pour rechercher (...) notre salut, surtout dans les circonstances existentielles que le pays traverse ». M. Gemayel, a enfin rendu un vibrant hommage au « courage exemplaire » de Sleiman Frangié.

Pour sa part, le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, s’est félicité qu’une « blessure vieille de 40 ans se referme, complétant ainsi un processus de réforme inauguré avec le retour du général Michel Aoun (de son exil en France) en 2005 ». D’autres voix du CPL ont également félicité les deux formations pour leur initiative, qui « parachève la réconciliation chrétienne ».

Le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a souhaité que la réconciliation entre les FL et les Marada soit « un pas de plus vers une réconciliation nationale dont le socle serait une démocratie véritable, le respect des différences et des divergences d’opinion, le pluralisme et la liberté de l’action politique dans le respect de la Constitution et dans le cadre exclusif des institutions de l’État libanais ».

Le député Michel Moawad s’est félicité de ce que « la page du massacre d’Ehden ait été tournée », rappelant que « l’on ne saurait bâtir un patrie, sinon sur la base d’une réconciliation nationale générale, une conviction qui a probablement coûté la vie au président martyr René Moawad ». Le chef du Mouvement de l’indépendance a toutefois considéré qu’une réconciliation générale « passe nécessairement par le règlement du dossier des disparitions forcées et des assassinats politiques ».

La Fondation maronite dans le monde a salué une réconciliation opérée « sous le toit rassembleur de Bkerké » et espéré qu’en s’ajoutant à la réconciliation entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre, « elle soit le préalable à l’unification de tous les rangs libanais, afin que le Liban retrouve son rôle et sa place comme patrie où tous les Libanais sont en mesure d’assumer fidèlement, dans la liberté, la cordialité et la solidarité, leur vocation de convivialité à une époque marquée par les conflits identitaires et d’intérêts, dans une région ou souffle le vent de la division ».

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