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Dernières Infos - Liban

Bassil chez le mufti Deriane : Nous voulons un gouvernement et un Premier ministre forts

Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil (g), reçu mercredi par le mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, à Dar el-Fatwa. Photo Twitter/@Gebran_Bassil

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, mandaté par le président Michel Aoun pour débloquer l'obstacle sunnite entravant la formation du gouvernement, s'est rendu mercredi à Dar el-Fatwa où il s'est entretenu avec le mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, affirmant qu'il était en faveur d'un gouvernement et d'un Premier ministre "forts".

"Nous faisons face à une crise nationale et nous devons écouter les directives du mufti de la République, après que toutes les formations eurent exprimé leurs positions", a insisté M. Bassil, lors d'un point de presse à l'issue de l'entretien.

Le Premier ministre désigné Saad Hariri avait répété mardi qu'il refusait catégoriquement d'intégrer dans son gouvernement un ministre représentant les députés sunnites pro-8 mars, accusant le Hezbollah qui exige de les voir représentés de bloquer la formation du cabinet. Saad Hariri a reçu le soutien tacite du chef de l'Etat, Michel Aoun, fondateur du CPL, dans son refus de représenter ces députés au sein du gouvernement.

"Il est temps de dialoguer et d’aboutir à une solution juste. Ce gouvernement d’union nationale doit englober tout le monde, loin de la contrainte et de l’injustice. Nous voulons un gouvernement fort et un Premier ministre fort. Nous n’accepterons rien d’autre que cela. Car un Premier ministre faible veut dire un Etat faible, des institutions faibles et un président de la République faible. Tout ce qui porte atteinte au Premier ministre nous porte atteinte", a affirmé M. Bassil. "Il n’est pas question aujourd’hui de débattre des prérogatives du Premier ministre ou de l’accord de Taëf", a-t-il ajouté.

"Aujourd’hui, la question concerne la représentation d’un pôle politique au sein du gouvernement, et si M. Hariri est le père politique des sunnites, le mufti de la République et le père spirituel des sunnites", a ajouté Gebran Bassil. Il répondait à Saad Hariri, qui avait affirmé hier lors d'une conférence de presse qu'il était le "père des sunnites", afin de justifier son refus d'intégrer un ministre sunnite pro-Hezbollah dans son équipe.


Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil, mandaté par le président Michel Aoun pour débloquer l'obstacle sunnite entravant la formation du gouvernement, s'est rendu mercredi à Dar el-Fatwa où il s'est entretenu avec le mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, affirmant qu'il était en faveur d'un gouvernement et d'un Premier ministre "forts"."Nous faisons face à une crise nationale et nous devons écouter les directives du mufti de la République, après que toutes les formations eurent exprimé leurs positions", a insisté M. Bassil, lors d'un point de presse à l'issue de l'entretien.Le Premier ministre désigné Saad Hariri avait répété mardi qu'il refusait catégoriquement d'intégrer dans son gouvernement un ministre représentant les députés sunnites pro-8 mars, accusant le Hezbollah qui...