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Agenda - Hommage À Sami Aoun

À toi mon papa, mon amour éternel

« Vivre, c’est apprendre à mourir… » Tu m’as appris que l’échéance fatale d’une vie arrive tôt ou tard, tu m’as préparée à accepter ton départ, mais tu ne m’as pas prévenue qu’il serait si difficile de t’accompagner à ta dernière demeure. Depuis ma tendre enfance, tu es mon plus fort repère, le meilleur des pères, mon guide dans l’ombre, mon géant de lumière. Ton amour a été la force qui donne confiance en soi. Tu nous a transmis à nous, tes enfants, tes petits-enfants, de vraies valeurs et nous avons tous grandi dans un monde sans laideur. En ta présence, grâce à ta culture, il n’y avait pas d’ennuis, ils s’effaçaient sans faire de bruit. Tu étais un pilier dans notre vie.Tu as bâti autour de toi cette famille aimante qui est la mienne, mon roc, mon port d’attache, mes racines… Mais c’est toi le ciment de cet édifice. Lorsqu’il y a un problème, c’est chez toi le papa, le mari, le grand-père, l’ami, le confident… qu’on trouve refuge, que chacun d’entre nous vient chercher la solution que tu réussis toujours à trouver. Tu vas nous manquer...

J’écris ces lignes à l’encre de mon enfance, mais mes paroles restent vaines ; mes larmes coulent au souvenir de ton sourire caressant, de ton regard si franc… et nagent dans cet océan de tendresse, toi qui m’as enseigné la sagesse. L’héritage que tu nous as légué est plus enrichissant qu’une fortune : ton intégrité de magistrat, ta loyauté, ton honnêteté, ton humilité font l’unanimité. Ta culture juridique approfondie te mettait à l’abri de toute défaillance. Tu es devenu une référence. Au tribunal, ta voix s’élevait et s’imposait avec une autorité respectueuse, mêlée à une chaleur humaine, à la compassion, toi l’homme de cœur. Ton souci de justice ici-bas flirtait avec la justice de l’au-delà. Papa, je ne te dirai jamais assez mon respect, ma reconnaissance et mon admiration. Merci pour ce que tu as été pour moi, pour nous, pour notre tendre maman, pour ton affection et les valeurs que tu nous as inculquées, pour toutes ces années de bonheur que tu as semé sur un chemin de sérénité. Tout doucement, la vie avance, et quelles que soient les distances, c’est à toi que je pense. Non, tu n’es pas mort. Tu as seulement oublié de te réveiller. Tu vivras toujours dans nos cœurs, dans mes souvenirs jusqu’à mon dernier soupir, toi mon père, mon amour éternel.

Marlène AOUN FAKHOURY


« Vivre, c’est apprendre à mourir… » Tu m’as appris que l’échéance fatale d’une vie arrive tôt ou tard, tu m’as préparée à accepter ton départ, mais tu ne m’as pas prévenue qu’il serait si difficile de t’accompagner à ta dernière demeure. Depuis ma tendre enfance, tu es mon plus fort repère, le meilleur des pères, mon guide dans l’ombre, mon géant de lumière. Ton amour a été la force qui donne confiance en soi. Tu nous a transmis à nous, tes enfants, tes petits-enfants, de vraies valeurs et nous avons tous grandi dans un monde sans laideur. En ta présence, grâce à ta culture, il n’y avait pas d’ennuis, ils s’effaçaient sans faire de bruit. Tu étais un pilier dans notre vie.Tu as bâti autour de toi cette famille aimante qui est la mienne, mon roc, mon port d’attache, mes...