Des avocats et activistes tenant des photos de plaignants sud-coréens, qui avaient été forcés de travailler dans une entreprise japonaise lors de la Seconde guerre mondiale, à Tokyo, au Japon, le 12 novembre 2018. Kyodo/via REUTERS
Les avocats de quatre Coréens du Sud anciens travailleurs forcés de Nippon Steel pendant la Seconde Guerre mondiale ont annoncé lundi leur intention de faire saisir des biens du géant japonais de l'acier, ont rapporté les médias japonais.
La plus haute juridiction de Corée du Sud avait ordonné le 30 octobre au groupe de dédommager les plaignants, confirmant ainsi un jugement de première instance attribuant à chaque victime 100 millions de wons de dédommagements (77.000 euros). L'arrêt de la Cour suprême constituait le dernier acte sud-coréen d'un marathon judiciaire qui dure depuis 21 ans, mené par quatre Sud-Coréens - dont un seul est encore en vie - contre Nippon Steel & Sumitomo Metal (NSSM). Ils accusent l'entreprise de les avoir contraints à travailler dans ses aciéries entre 1941 et 1943.
Les avocats, accompagnés de sympathisants, se sont rendus lundi au siège tokyoïte de Nippon Steel & Sumitomo Metal Corp. pour obtenir cette compensation. Les responsables de l'entreprise ont refusé de les recevoir. Un des avocats, Kim Se Un, a alors déclaré qu'il allait avec ses collègues "engager les procédures destinées à saisir" les biens des sociétés affiliées du groupe en Corée du Sud, ont rapporté les médias japonais.
Le 30 octobre, le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait qualifié l'arrêt d'"impossible" au regard du droit international, ajoutant que le problème avait été réglé par un traité de 1965. "Le gouvernement japonais fera face à cette question avec fermeté", avait-il dit devant les parlementaires à Tokyo.
"Nous demandons au gouvernement sud-coréen de prendre les mesures nécessaires pour redresser la situation actuelle qui viole le droit international du fait de la décision de la Cour Suprême", a déclaré lundi le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga, au cours d'un point de presse.
D'après les données sud-coréennes, environ 780.000 Coréens ont été victimes de travail forcé durant l'occupation japonaise de 1910 à 1945, des chiffres qui ne comprennent pas les femmes enrôlées de force dans les bordels de l'armée.
La plus haute juridiction de Corée du Sud avait ordonné le 30 octobre au groupe de dédommager les plaignants, confirmant ainsi un jugement de première instance attribuant à chaque victime 100 millions de wons de dédommagements (77.000 euros). L'arrêt de la Cour suprême constituait le dernier acte sud-coréen d'un marathon judiciaire qui dure depuis 21 ans, mené par quatre Sud-Coréens - dont un seul est encore en vie - contre Nippon Steel & Sumitomo Metal (NSSM). Ils accusent l'entreprise de les avoir contraints à travailler dans ses aciéries entre 1941 et 1943.Les avocats,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine