L’Irak, pris en étau entre ses grands alliés iranien et américain, a obtenu une dérogation pour continuer à se fournir auprès de Téhéran en électricité, vitale dans le pays en pénurie chronique de courant, ont indiqué des responsables à Washington et Bagdad.
Dans le même temps, un responsable s’exprimant à Bagdad sous le couvert de l’anonymat a expliqué hier à l’AFP que l’Irak avait obtenu cette exonération en échange d’engagements et d’un calendrier. « Dans 45 jours », a dit cette source, Bagdad devra présenter à Washington « un plan expliquant comment il va progressivement cesser de recourir à du pétrole et du gaz iraniens ». Un processus qui prendra plusieurs années, selon lui.
Actuellement, l’Irak achète 1 300 mégawatts d’électricité à l’Iran, ainsi que du gaz pour alimenter ses centrales. Ces importations sont vitales dans un pays où les pénuries d’électricité sont chroniques depuis des années et où la majeure partie de la population n’obtient que quelques heures d’électricité publique par jour.


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