Le groupe parlementaire du Hezbollah a appelé jeudi le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, à accorder un siège aux députés sunnites qui ne lui sont pas affiliés, une revendication que M. Hariri refuse, estimant qu'"exclure une composante politique ne sert pas l'intérêt nationale".
"Un gouvernement qui regroupe la plupart des composantes politiques du pays est la bonne solution qui est requise pour faire face aux défis internes et externes", a estimé le bloc de la "Fidélité à la résistance" à l'issue de sa réunion hebdomadaire.
"Exclure une composante politique du gouvernement ne sert absolument pas l'intérêt national ni la bonne marche du gouvernement. La représentation des sunnites indépendants incombe au Premier ministre désigné, et les forces politiques du pays doivent coopérer pour permettre cette représentation", a ajouté le groupe du Hezbollah.
"Notre engagement à soutenir les députés sunnites indépendants est un devoir à la fois moral et politique, et nous ne voyons aucune raison qui puisse justifier le refus d'une telle demande", a conclu le groupe.
Plus tôt en cours de journée, le secrétaire général adjoint du Hezbollah, cheikh Naïm Kassem, a rejeté la responsabilité du blocage dans la formation du gouvernement sur le Premier ministre désigné, lui demandant une nouvelle fois d'intégrer dans son équipe un ministre sunnite qui ne lui soit pas affilié.
La semaine dernière, alors que la formation du nouveau gouvernement que M. Hariri tente de constituer depuis plus de cinq mois semblait imminente, la revendication des sunnites indépendants soutenus par le Hezbollah d'obtenir un portefeuille, avait douché tous les espoirs. Cette revendication est catégoriquement rejetée par Saad Hariri, qui a reçu sur ce point, le soutien du chef de l'Etat, Michel Aoun.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine