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Yémen: les civils doivent pouvoir fuir les zones de conflit, appelle le CICR

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé mercredi les combattants dans la région de Hodeida (ouest du Yémen) à épargner les infrastructures civiles et à permettre à toute personne de fuir les zones de conflit.

Dans des déclarations à l'AFP, Mirella Hodeib, porte-parole du CICR au Yémen, s'est inquiétée du sort "des civils et des infrastructures civiles à Hodeida", citant en particulier l'hôpital Al-Thawra, "l'un des plus grands de la ville", qui est très proche de la "ligne de front". Elle a également cité les réservoirs d'eau et les centrales électriques.

"Le CICR appelle toutes les parties à respecter la loi humanitaire internationale et à épargner les civils et les infrastructures civiles", a dit la porte-parole en appelant aussi les combattants à "permettre le passage en sécurité des civils qui veulent fuir les zones de conflit".

Depuis jeudi dernier, des forces progouvernementales yéménites, appuyées militairement par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, mènent des opérations au sol, visiblement pour encercler la ville aux mains des rebelles houthis soutenus par l'Iran.

Des avions et des hélicoptères de la coalition sous commandement saoudien pilonnent de leur côté des positions rebelles dans la cité, bien que cette alliance nie vouloir s'emparer de Hodeida et de son port. Les combats ont fait près de 200 morts en moins d'une semaine, selon des sources militaires et médicales.

La bataille de Hodeida menace par ailleurs la distribution de l'aide humanitaire, le port de cette ville étant le point d'entrée de 70% des importations et de l'assistance internationale au Yémen, pays ravagé par la guerre depuis 2015 et théâtre de la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU.

Juliette Touma, responsable de la communication de l'Unicef au Moyen-Orient, a exprimé de nouvelles inquiétudes mercredi dans des déclarations à l'AFP.

"Ce que nous redoutons le plus, c'est que l'escalade de la violence compromette des efforts humanitaires qui sont vitaux. Je répète +vitaux+", a dit cette responsable du Fonds des Nations unis pour l'enfance. "Le port de Hodeida est vraiment la ligne de vie dans ce pays en guerre", a-t-elle insisté en expliquant que l'Unicef faisait parvenir des fournitures et de l'aide pour des millions d'enfants à bord de petites embarcations via des points d'entrée à Hodeida. "Ces points d'entrée doivent continuer à fonctionner", a-t-elle dit.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé mercredi les combattants dans la région de Hodeida (ouest du Yémen) à épargner les infrastructures civiles et à permettre à toute personne de fuir les zones de conflit.Dans des déclarations à l'AFP, Mirella Hodeib, porte-parole du CICR au Yémen, s'est inquiétée du sort "des civils et des infrastructures civiles à Hodeida", citant en particulier l'hôpital Al-Thawra, "l'un des plus grands de la ville", qui est très proche de la "ligne de front". Elle a également cité les réservoirs d'eau et les centrales électriques."Le CICR appelle toutes les parties à respecter la loi humanitaire internationale et à épargner les civils et les infrastructures civiles", a dit la porte-parole en appelant aussi les combattants à "permettre le passage en sécurité des civils...