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Grèce : accord "historique" entre l'Eglise orthodoxe et l'Etat


Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et l'archevêque Ieronymos, chef de l'Eglise grecque. à Athènes, le 6 novembre 2018.REUTERS/Costas Baltas

Un accord qualifié "d'historique" par le Premier ministre grec Alexis Tsipras a été signé mardi entre l'État et l'Eglise orthodoxe, dont le clergé notamment ne sera plus considéré comme des "fonctionnaires".
"Nous sommes arrivés à un accord historique régissant les relations entre l'Eglise et l'Etat, bénéfique pour les deux parties", a déclaré M. Tsipras, premier ministre de gauche radicale, à l'issue d'un entretien avec l'archevêque Ieronymos, chef de l'Eglise grecque.

L'accord trouvé porte sur quinze points tendant à donner "plus d' autonomie à l'Eglise" orthodoxe grecque. D'après la Constitution de juin 1975, elle est définie comme "religion dominante", et son clergé s'apparente à des fonctionnaires rémunérés par le budget public.

Dans l'accord signé mardi soir, "l'Etat et l'Eglise reconnaissent que le clergé ne sera plus considéré comme des fonctionnaires". Ainsi, il ne sera plus directement payé par l'Etat mais par une caisse gérée de façon indépendante par l'Eglise. L'Etat continuera néanmoins à doter l'Eglise d'un financement correspondant à celui versé actuellement pour ces salaires.
Les deux parties vont également mettre en place "un fonds de gestion des biens de l'Eglise" qui pourrait ouvrir la voie à une imposition plus juste. Le Conseil d'Etat a affirmé mardi peu avant la signature de l'accord que l'Eglise devrait désormais payer l'impôt foncier sur les biens qui ne sont pas des lieux de culte.

L'accord devra être approuvé par le conseil des ministres et par le synode de l'Eglise grecque avant d'être voté au Parlement.

Cette discussion s'ouvre alors que le Parlement doit commencer le 14 novembre à débattre d'une réforme de la Constitution grecque. Parmi les points-clefs figure le changement de l'article 3 qui définit l'Eglise orthodoxe grecque comme religion dominante. L'introduction dans la Constitution de la notion d'Etat "neutre" religieusement a été suggérée par M. Tsipras.

Un accord qualifié "d'historique" par le Premier ministre grec Alexis Tsipras a été signé mardi entre l'État et l'Eglise orthodoxe, dont le clergé notamment ne sera plus considéré comme des "fonctionnaires"."Nous sommes arrivés à un accord historique régissant les relations entre l'Eglise et l'Etat, bénéfique pour les deux parties", a déclaré M. Tsipras, premier ministre de gauche radicale, à l'issue d'un entretien avec l'archevêque Ieronymos, chef de l'Eglise grecque.L'accord trouvé porte sur quinze points tendant à donner "plus d' autonomie à l'Eglise" orthodoxe grecque. D'après la Constitution de juin 1975, elle est définie comme "religion dominante", et son clergé s'apparente à des fonctionnaires rémunérés par le budget public.
Dans l'accord signé mardi soir, "l'Etat et l'Eglise reconnaissent que le...