Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Yémen: le gouvernement tente de sauver l'économie alors que la famine menace

Confronté à une rébellion qui contrôle la capitale et à une économie en faillite, le gouvernement yéménite a approuvé des mesures budgétaires et fiscales, notamment pour renforcer la Banque centrale, alors que la famine menace des millions de personnes.

Réuni lundi soir pour la première fois avec le nouveau Premier ministre Maïn Saïd, nommé le 15 octobre, le cabinet a approuvé la formation d'un comité chargé d'établir le budget du gouvernement pour 2019. S'il est approuvé, il s'agira seulement du deuxième budget adopté depuis 2014, date à laquelle les rebelles houthis du nord du Yémen se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa, forçant le gouvernement à se replier dans la ville d'Aden, au sud.

Le Conseil des ministres a aussi adopté une résolution sur la perception de taxes et de droits de douane "sur toutes les importations taxables" dans tous les points d'entrée "terrestres, maritimes et aériens des zones libérées" ou dans les zones sous contrôle gouvernemental, a précisé l'agence gouvernementale Saba.

Le gouvernement yéménite a imposé une taxe sur la valeur ajoutée pour la première fois en 2005. Les taxes s'élèvent maintenant à un total de 10% dans les zones contrôlées par le gouvernement, y compris une taxe de 5% sur le chiffre d'affaires.

Le riyal, la monnaie locale, a perdu plus de 36% de sa valeur en 2018, malgré un dépôt de 2 milliards de dollars à la Banque centrale par l'Arabie saoudite qui soutient à bout de bras le gouvernement yéménite et combat lui-même les houthis.

La chute du riyal, qui a perdu les deux tiers de sa valeur depuis 2014, a provoqué une forte hausse des prix des produits de base, en particulier des denrées alimentaires et du carburant, plaçant des millions de personnes en situation de détresse.

Pays le plus pauvre du monde arabe, le Yémen est aujourd'hui le théâtre de ce que l'ONU appelle la pire crise humanitaire du monde.

Près de 14 millions de personnes risquent d'être victimes de la famine du fait de la guerre qui se poursuit depuis quatre ans entre le gouvernement, soutenu par l'Arabie saoudite et ses alliés, et les rebelles appuyés par l'Iran.

Le gouvernement yéménite a été remanié le mois dernier avec le remplacement soudain du Premier ministre Ahmed ben Dagher par M. Saïd qui entretient des liens à la fois avec l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, les deux piliers de la coalition antirebelles au Yémen.

Les Emirats et leurs alliés yéménites dans le sud accusaient le gouvernement de M. ben Dagher d'"incompétence" et de "corruption".

Confronté à une rébellion qui contrôle la capitale et à une économie en faillite, le gouvernement yéménite a approuvé des mesures budgétaires et fiscales, notamment pour renforcer la Banque centrale, alors que la famine menace des millions de personnes.Réuni lundi soir pour la première fois avec le nouveau Premier ministre Maïn Saïd, nommé le 15 octobre, le cabinet a approuvé la formation d'un comité chargé d'établir le budget du gouvernement pour 2019. S'il est approuvé, il s'agira seulement du deuxième budget adopté depuis 2014, date à laquelle les rebelles houthis du nord du Yémen se sont emparés de la capitale yéménite Sanaa, forçant le gouvernement à se replier dans la ville d'Aden, au sud.Le Conseil des ministres a aussi adopté une résolution sur la perception de taxes et de droits de douane "sur...