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Moyen Orient et Monde

Washington rétablit ses sanctions « implacables », que Téhéran promet de « contourner »

Diplomatie

Mike Pompeo a dévoilé la liste des huit pays autorisés, pendant encore six mois au moins, à continuer d’acheter du pétrole à l’Iran.

OLJ
06/11/2018

Les États-Unis ont promis hier d’exercer une pression « implacable » pour faire plier l’Iran, qui entend « contourner avec fierté » les sanctions draconiennes rétablies par Washington contre les secteurs pétrolier et financier iraniens.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dévoilé la liste des huit pays autorisés, pendant encore six mois au moins, à continuer d’acheter du pétrole à Téhéran : la Chine, l’Inde et la Turquie (les premiers importateurs de brut iranien avec l’Union européenne), ainsi que le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l’Italie et la Grèce.

L’administration de Donald Trump, qui a claqué la porte en mai de l’accord de 2015 censé empêcher l’Iran de fabriquer la bombe atomique, a terminé hier de rétablir toutes les sanctions levées après sa signature.

De telles dérogations, au motif que ces pays se sont engagés à réduire leurs achats, avaient déjà été octroyées par l’administration démocrate de Barack Obama de 2012 à 2015. Mais l’actuel gouvernement républicain se veut beaucoup plus strict et affiche l’objectif de ramener à zéro les exportations iraniennes de brut, qui assurent 40 % des recettes de l’État. Elles ont déjà baissé d’environ un million de barils par jours (mbj) depuis mai, à 1,6 mbj en septembre.

Douze conditions

Côté finances, 50 banques iraniennes ont notamment été placées sur la liste noire américaine, qui compte désormais 700 personnes et entités supplémentaires en lien avec l’Iran – davantage que celles qui en avaient été retirées en 2015. Ces sanctions s’apparentent à un chantage : les pays et entreprises étrangères qui veulent garder accès au marché américain doivent cesser de commercer avec Téhéran. Beaucoup ont donc déjà choisi les États-Unis et quitté l’Iran.

Washington a énoncé douze conditions pour conclure avec la République islamique un « meilleur accord », « plus complet » : des restrictions beaucoup plus dures à son programme nucléaire, et la fin de la prolifération de missiles et de son interventionnisme jugé « déstabilisateur » au Moyen-Orient. Tant que l’Iran n’aura pas « pris un virage à 180 degrés », « nous exercerons une pression implacable sur le régime », a martelé hier Mike Pompeo. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a, lui, prévenu que « la pression maximale » continuerait de « s’accroître », notamment si les Iraniens tentaient « de contourner les sanctions ».

Or le président iranien Hassan Rohani a justement promis hier, dans un discours télévisé, de « contourner avec fierté » ces « sanctions illégales et injustes ». « Je ne pense pas que dans l’histoire américaine il y ait eu jusqu’à présent quelqu’un à la Maison-Blanche qui contrevienne à ce point au droit et aux conventions internationales », a-t-il clamé, évoquant une « guerre économique ». L’Iran a d’ailleurs demandé dans une lettre au secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres que l’organisation mondiale, « conformément à sa Charte et au droit international, résiste face à ces mesures illégales et tienne les États-Unis pour responsables de ces actes ».

Respect mutuel

La bataille se joue en effet aussi sur le terrain de la communication. Samedi, le guide suprême d’Iran Ali Khamenei a accusé Donald Trump d’avoir « discrédité » les États-Unis qui, selon lui, seront les ultimes perdants de cette politique.

« L’Iran va mal », a au contraire relevé dimanche le président américain, dont Téhéran est la principale bête noire et qui voue l’accord sur le nucléaire aux gémonies. « Quand j’ai pris mes fonctions, juste avant, on pensait que l’Iran allait dominer tout le Moyen-Orient (...). Plus personne n’en parle aujourd’hui », a-t-il ajouté, sans préciser quels faits lui permettent de tirer une telle conclusion.

Donald Trump assure être prêt à discuter avec les dirigeants iraniens pour négocier un nouvel accord.

« La confiance mutuelle n’est pas une condition préalable pour entamer des négociations, mais le respect mutuel oui », a répondu le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif dans un entretien au quotidien USA Today, estimant que Washington doit changer son « approche » pour relancer la diplomatie.

Malgré une économie en difficulté, de nombreux experts estiment que l’Iran va pour l’instant résister, d’autant que, contrairement à la période pré-2015, les États-Unis sont assez isolés. Les Européens, pourtant alliés des Américains, tiennent à préserver un accord sur le nucléaire qu’ils jugent indispensable à la sécurité mondiale, et, pour éviter que Téhéran ne le quitte à son tour et relance sa course à l’arme atomique, promettent de l’aider à contourner les sanctions. Moscou dit aussi vouloir « élargir la coopération économique, commerciale et financière avec l’Iran en dépit des sanctions américaines ». Israël, un des rares pays qui partagent la stratégie anti-Téhéran des États-Unis, a en revanche salué « un jour historique », prédisant l’« asphyxie » du « régime terroriste au pouvoir en Iran ».

Source : AFP

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LE MAL VA SE RESSENTIR TRES FORTEMENT... ILS NE SONT QU,AU DEBUT ENCORE ET ILS SOUFFRENT ENORMEMENT !

ON DIT QUOI ?

SAVIEZ VOUS QUE LE PAYS QUI VA PROFITER UN MAX DE CES SANCTIONS C'EST LA RUSSIE DE POUTINE .

ET VOUS SAVEZ QUOI , ELLE VA AIDER L'IRAN A ECOULER SON PETROLE .

PETARD MOUILLE .

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