Les chefs de gouvernement irlandais et britannique ont évoqué hier la possibilité de revoir le mécanisme de « filet de sécurité » (ou « backstop ») destiné à éviter le retour d’une frontière physique entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord après le Brexit, a annoncé Dublin, relayé par l’AFP. La question de la frontière irlandaise constitue l’un des principaux obstacles à la conclusion d’un accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne à cinq mois de la sortie britannique. Les deux parties se sont accordées sur un « backstop », qui implique le maintien dans l’union douanière et le marché unique de l’Irlande du Nord si aucune autre solution n’est trouvée, mais Londres refuse qu’il puisse être appliqué en l’état, estimant que cela porterait atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume-Uni. Lors d’une conversation téléphonique avec son homologue irlandais Leo Varadkar hier, la Première ministre britannique Theresa May « a évoqué la possibilité de réviser le mécanisme du backstop », selon un communiqué des services de M. Varadkar.
Celui-ci a répondu qu’il était prêt à envisager cette idée tout en excluant toute possibilité que Londres puisse unilatéralement décider de mettre fin à ce « backstop ».

