Marine Le Pen (RN), photographiée lors d'une conférence de presse en Italie le 8 octobre 2018. ( AFP/Archives / Alberto PIZZOLI )
La dirigeante d'extrême droite française Marine Le Pen a souhaité lundi "bonne chance" au président élu du Brésil Jair Bolsonaro, le parti présidentiel en France et les partis de gauche s'alarmant pour leur part de la victoire du candidat d'extrême droite.
"Bonne chance au nouveau Président Bolsonaro qui devra redresser la situation économique, sécuritaire et démocratique très compromise du Brésil", a salué sur Twitter la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN).
Selon elle, "les Brésiliens viennent de sanctionner la corruption généralisée et la terrifiante criminalité qui ont prospéré sous les gouvernements d'extrême-gauche".
A l'inverse, le parti du président Emmanuel Macron, La République En Marche (LREM) s'est inquiété de la victoire de Jair Bolsonaro. "Aucune démocratie n'est à l'abri", a réagi sur Twitter la porte-parole de LREM Aurore Bergé, jugeant que face à cela, "les démocrates, les libéraux ont une obligation de résultat".
Pour le député LREM Sacha Houlié, c'est un "nouveau recul de l'espace des libertés et de la justice sociale", une "nouvelle percée des conservateurs", de "nouveaux défis pour les progressistes qui devront faire face", a-t-il tweeté, alors que le président français Emmanuel Macron s'est érigé en Europe en leader des "progressistes" face aux "nationalistes".
A gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a exprimé sur Twitter ses "pensées" pour les Brésiliens "qui voient l'élection d'un xénophobe, homophobe, misogyne, admirateur de la dictature, ennemi des médias, amateur des fake news".
"D'un continent à l'autre, d'Orban à Trump, de Salvini à Bolsonaro, la démocratie vacille. Les nationalistes captent et détournent la colère des peuples. Urgence à sortir de nos sentiers battus et réveiller une espérance humaniste", a-t-il ajouté.
Pour Eric Coquerel, député du parti La France insoumise (gauche radicale), "après avoir éliminé Lula en utilisant une pseudo justice, le néo-libéralisme a préféré Hitler au Front populaire", a-t-il jugé.


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