Le ministre américain de la Défense Jim Mattis. AFP / Brendan SMIALOWSKI
La Russie qui assoit son influence en Syrie grâce à ses victoires militaires au bénéfice du régime de Bachar al-Assad, "ne peut pas remplacer les Etats-Unis" au Proche-Orient, a déclaré samedi le ministre américain de la Défense Jim Mattis.
"L'opportunisme de la Russie et son empressement à ignorer les activités criminelles d'Assad à l'encontre de son propre peuple prouve son manque d'engagement sincère envers les principes moraux les plus basiques", a ajouté le chef du Pentagone devant les dirigeants arabes participant au "Dialogue de Manama", une conférence de sécurité qui se tient tous les ans à Bahreïn.
"Aujourd'hui, je veux que ce soit clair: la présence de la Russie dans la région ne peut pas remplacer l'engagement ancien, permanent et transparent des Etats-Unis envers le Proche-Orient - un engagement que je réitère sans réserves", a-t-il poursuivi.
"Nous soutenons les partenaires qui choisissent la stabilité par opposition au chaos", a -t-il ajouté, accusant de nouveau l'Iran de déstabiliser la région.
Arrivé vendredi dans ce petit royaume du Golfe, M. Mattis veut rappeler aux pays arabes que les Etats-Unis restent un "partenaire de choix, car ils sont engagés à long terme", avait indiqué vendredi Katie Wheelbarger, chargée des Affaires internationales au Pentagone, dans l'avion acheminant M. Mattis depuis Washington.
Un sommet inédit sur la Syrie doit réunir samedi à Istanbul les dirigeants turc Recep Tayyip Erdogan, russe Vladimir Poutine, français Emmanuel Macron et allemande Angela Merkel.
Il portera notamment, selon la présidence turque sur la situation à Idleb, dernier grand bastion de l'opposition en Syrie et sur "le processus politique" censé aboutir à un règlement au conflit qui ravage le pays depuis 2011.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine