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Washington et les pays du Golfe sanctionnent des talibans et des Iraniens

Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, ainsi que cinq autres pays du Golfe, ont adopté mardi des sanctions financières contre des talibans en Afghanistan et des responsables iraniens accusés de les soutenir financièrement.

L'annonce de ces sanctions a été faite par le Trésor américain dans un communiqué publié à Riyad, où s'est rendu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, pour une réunion du Centre contre le financement du terrorisme (TFTC).

Cette entité créée en 2017 sous l'égide de Washington rassemble le Koweït, le Qatar, Bahrein, Oman, les Emirats arabes unis et l'Arabie Saoudite. C'est la troisième série de sanctions communes prises par le TFTC.

Ces sanctions gèlent les avoirs éventuels sur les territoires concernés de neuf individus, dont deux membres de la milice iranienne des Gardiens de la Révolution, six talibans et un trafiquant pakistanais.

"Le Centre contre le financement du Terrorisme a encore démontré son immense valeur pour la sécurité internationale en déstabilisant et en exposant les membres clés des talibans impliqués dans des attentats suicides et autres activités meurtrières", a affirmé Steven Mnuchin, le ministre des Finances de Donald Trump, qui a maintenu une visite à Riyad en pleine affaire Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien tué dans l'enceinte du consulat saoudien à Istambul.

Les sanctions visent notamment "les sponsors iraniens fournissant un soutien financier et matériel aux talibans".

Selon Washington, Téhéran fournit "des formations militaires, du financement, des armes aux talibans", un "autre exemple" de son "ingérence flagrante" dans la région et "de son soutien au terrorisme", affirme le communiqué.

"Les États-Unis et nos partenaires ne toléreront pas que le régime iranien exploite l'Afghanistan pour renforcer son comportement déstabilisateur", ajoute encore M. Mnuchin.

Ont également été placés sur la liste noire des sanctions, les Iraniens Mohammad Ebrahim Owhadi et Esma'il Razavi, membres des Gardiens de la Révolution, accusés d'avoir fourni un soutien militaire et technologique aux talibans.

Plusieurs responsables talibans sont également sanctionnés, notamment Abdullah Samad Faroqui, considéré comme le gouverneur adjoint "fantôme" de la province de Herat en Afghanistan, Mohammad Daoud Muzzamil, qui tient le même poste dans la province de Helmand et Abdul Rahim Manan, gouverneur "fantôme" de cette province.

En outre, les États membres du TFTC ont également visé Naim Barich, qui gère les relations entre les talibans et l'Iran ainsi qu'Abdul Aziz, un trafiquant qui aurait fourni des fonds aux talibans en échange d'une protection pour du trafic de drogue.

Les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, ainsi que cinq autres pays du Golfe, ont adopté mardi des sanctions financières contre des talibans en Afghanistan et des responsables iraniens accusés de les soutenir financièrement. L'annonce de ces sanctions a été faite par le Trésor américain dans un communiqué publié à Riyad, où s'est rendu le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, pour une réunion du Centre contre le financement du terrorisme (TFTC). Cette entité créée en 2017 sous l'égide de Washington rassemble le Koweït, le Qatar, Bahrein, Oman, les Emirats arabes unis et l'Arabie Saoudite. C'est la troisième série de sanctions communes prises par le TFTC. Ces sanctions gèlent les avoirs éventuels sur les territoires concernés de neuf individus, dont deux membres de la milice iranienne des Gardiens de la...