Le président turc Recep Tayyip Erdogan. Reuters
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, détaillant les résultats de l'enquête sur la mort de Jamal Khashoggi, a déclaré mardi que des preuves solides tendaient à démontrer que le meurtre du journaliste et dissident saoudien, le 2 octobre dernier à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, a été planifié.
Il a révélé que trois agents saoudiens étaient arrivés en Turquie la veille de la disparition du journaliste. Le trio, a-t-il ajouté, s'est rendu dans une forêt proche d'Istanbul ainsi qu'à Yalova, une ville située sur la mer de Marmara, à 90 km au sud d'Istanbul, deux sites où la police turque, qui n'a toujours pas retrouvé le corps de Khashoggi, a procédé à des fouilles.
M. Erdogan a par ailleurs confirmé que quinze Saoudiens étaient arrivés à Istanbul le jour même de la disparition de Khashoggi. Il a ajouté que les caméras de sécurité installés à l'intérieur du consulat avaient été démontées.
Les 18 interpellations auxquelles les autorités saoudiennes disent avoir procédé correspondent aux informations du renseignement turc, a poursuivi le président turc lors d'une rencontre avec les élus de son parti, l'AKP, au Parlement.
M. Erdogan, qui a dit ne pas douter de la sincérité du roi Salmane d'Arabie, a déclaré qu'imputer le meurtre de Jamal Khashoggi à des membres du renseignement ne le satisferait pas et a demandé que les suspects soient jugés à Istanbul.


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