Sous pression en Allemagne depuis des jours, le PDG du conglomérat industriel Siemens, Joe Kaeser, a annoncé lundi renoncer à contre-cœur à se rendre au forum économique de Riyad après le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
"J'ai pris tout mon temps pour décider de participer ou non à la +Future Investment Initiative+ à Riyad", écrit le dirigeant dans un long message envoyé sur le réseau social LinkedIn. Au final, "je ne participerai pas à la FII 2018. C'est la décision la plus propre mais pas la plus courageuse", affirme-t-il.
Selon lui, il aurait été "plus courageux" d'aller à la conférence et de s'exprimer publiquement sur le meurtre, notant que le "crime n'a pas été commis" par la population locale, "les estimables clients et les partenaires" de Siemens.
Mais face à la pression en Allemagne et les annulations en cascade de responsables occidentaux comme la patronne du FMI, Chritine lagarde, ou le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le PDG a finalement cédé à la veille de la conférence économique.
Siemens est un des principaux sponsors de la conférence économique de Riyad. Son patron a expliqué ses hésitations par la nécessité de prendre en compte "les intérêts de toutes les parties prenantes" et "des débouchés commerciaux pouvant atteindre 30 milliards de dollars d'ici 2030".


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