Un ancien employé de la commission sénatoriale du Renseignement a plaidé coupable lundi de faux témoignage après avoir dissimulé aux enquêteurs sa liaison avec une journaliste dans le cadre d'une enquête sur des fuites d'informations sensibles.
James Wolfe, 57 ans, a travaillé pendant 28 ans comme directeur de la sécurité de cette commission, c'est-à-dire qu'il recevait et traitait les informations classées confidentielles transmises par l'administration aux sénateurs de la commission.
Ses ennuis ont débuté en avril 2017 quand la journaliste Ali Watkins, avec laquelle il entretenait une liaison, a publié un article pour BuzzFeed liant un ancien conseiller de Donald Trump pendant sa campagne à des agents russes.
La police fédérale (FBI) s'était alors intéressée à M. Wolfe et l'avait interrogé fin 2017. Il avait alors nié avoir depuis trois ans une liaison avec Ali Watkins, 26 ans, qui grâce à ses scoops venait d'être embauchée au New York Times comme spécialiste des questions de sécurité nationale.
Pour les besoins de l'enquête, la justice avait saisi la correspondance de la journaliste, une première depuis l'élection de Donald Trump, ce qui avait suscité des inquiétudes pour la liberté de la presse.
Le président républicain, confronté à de nombreuses fuites dans son administration, a qualifié leurs auteurs de "traîtres".
James Wolfe a été inculpé en juin de faux témoignage, un délit passible de cinq ans de prison. En plaidant coupable lundi, il devrait voir sa peine ramenée à six mois de prison et 9.500 dollars d'amende au maximum.
Il a reconnu avoir communiqué, sans autorisation, des informations qui n'étaient pas publiques mais il ne s'agissait pas d'informations confidentielles, selon un communiqué du ministère de la Justice.
Il a pris récemment sa retraite.
Le New York Times a de son côté transféré Ali Watkins dans une autre rubrique après une enquête interne.
Leur relation est terminée.


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