Le groupe parlementaire mené par le député druze d'Aley Talal Arslane, relevant du bloc aouniste, a souligné vendredi qu'il était important que les concessions faites dans le but de faciliter la formation du gouvernement ne soient pas dans l'intérêt d'une partie et sur le dos d'une autre". "Il faut adopter un critère unifié pour tout le monde", a ajouté le groupe dans un communiqué.
M. Arslane avait annoncé mardi qu'il acceptait de présenter les noms de cinq ministrables parmi lesquels le président de la République Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berry choisiraient un nom, afin de faciliter la formation du gouvernement qui bute notamment sur la représentation druze et chrétienne.
Une sérieuse querelle oppose le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt à Talal Arslane, autour de leurs représentations respectives au sein de la future équipe ministérielle. Fort des résultats des législatives de mai dernier, M. Joumblatt voudrait nommer les trois ministres druzes dans une formule de trente. En face, Talal Arslane, appuyé par le Courant patriotique libre, tient à prendre part au gouvernement en se basant, lui aussi, sur les résultats du scrutin de mai.

