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France: nouvelle mobilisation syndicale contre la politique sociale de Macron

Photo AFP / GERARD JULIEN

Salariés, fonctionnaires et retraités manifestaient mardi en France pour réclamer au président Emmanuel Macron une politique "moins libérale", mais sans sembler réussir à mobiliser les foules.

"On a besoin de rééquilibrer cette politique qui va vers un système à l'anglo-saxonne", a lancé Loïc Morel, secrétaire départemental du syndicat CGT, lors d'une manifestation à Rennes (ouest), qui a réuni quelques milliers de cheminots, pompiers, salariés et retraités.

"Quand je vois qu'on va verser toujours plus de dividendes aux actionnaires alors que l'hôpital, l'école, les chômeurs trinquent, je suis hors de moi!", résume Cécile Baron, chercheuse au CNRS participant au défilé de Marseille (sud), qui a rassemblé 40.000 personnes, selon la CGT, 5.300 selon la police.

"Investir dans le social ce n'est pas un pognon de dingue, c'est de l'investissement!", a lancé Jérôme Capdevielle, responsable FO, à Perignan (sud) tout en regrettant la faible mobilisation, avec 1.500 personnes dans la rue selon les syndicats, 1.200 selon la police.

Une centaine de manifestations avaient lieu France. Cette date du 9 octobre avait préalablement été choisie par des organisations de retraités pour protester contre la revalorisation jugée trop faible de leurs pensions. Ils étaient présents en force mardi en régions.

A Lyon (centre-est), François Manugal, 65 ans, retraité et ancien technicien, est venu marcher pour protester contre la perte de son pouvoir d'achat. "J'ai perdu 50 euros par mois. On doit subvenir aux besoins de nos enfants, petits-enfants qui ont des boulots précaires et on n'arrive plus à joindre les deux bouts", a-t-il témoigné.

A Paris, le défilé se tiendra à partir de 12H00 GMT. Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, et Pascal Pavageau, son homologue de FO, un syndicat considéré plus modéré, vont marcher dans la capitale côte à côte, comme le 28 juin, ce qui n'avait pas empêché la manifestation de ce jour de peu rassembler. Il s'agissait déjà de défendre "le modèle social et républicain", avec à Paris 15.000 manifestants selon les syndicats, 2.900 selon la police.

Les manifestations se sont succédé depuis la lancement du vaste plan de réformes du président Macron, élu en 2017, en particulier contre la réforme de la SNCF, opérateur du rail, qui avait également déclenché la plus longue grève de la compagnie.

Mais ces contestations n'ont jusqu'à présent jamais réussi à faire plier le gouvernement, même si la cote de popularité de M. Macron atteint son plus-bas historique.

Philippe Martinez reconnaît lui-même que "ce n'est pas facile de mobiliser". Toutefois, les syndicats espèrent d'autres mobilisations, afin de peser sur les négociations ou réformes sociales en préparation, comme celles des retraites ou de l'assurance chômage. Mais ils se gardent d'évoquer une nouvelle date.

Salariés, fonctionnaires et retraités manifestaient mardi en France pour réclamer au président Emmanuel Macron une politique "moins libérale", mais sans sembler réussir à mobiliser les foules."On a besoin de rééquilibrer cette politique qui va vers un système à l'anglo-saxonne", a lancé Loïc Morel, secrétaire départemental du syndicat CGT, lors d'une manifestation à Rennes (ouest), qui a réuni quelques milliers de cheminots, pompiers, salariés et retraités."Quand je vois qu'on va verser toujours plus de dividendes aux actionnaires alors que l'hôpital, l'école, les chômeurs trinquent, je suis hors de moi!", résume Cécile Baron, chercheuse au CNRS participant au défilé de Marseille (sud), qui a rassemblé 40.000 personnes, selon la CGT, 5.300 selon la police."Investir dans le social ce n'est pas un pognon de...