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Un journaliste britannique tenu de quitter Hong Kong sous une semaine

Les autorités honkongaises ont donné une semaine à un journaliste britannique du Financial Times pour quitter le territoire, après avoir refusé de renouveler son visa de travail, dans une atteinte sans précédent à la liberté de la presse dans la ville.
Rédacteur en chef pour l'Asie du Financial Times, Victor Mallet est également vice-président du Club des correspondants étrangers (FCC), une institution dans l'ex-colonie britannique. Le FCC, qui invite régulièrement des personnalités de tous bords pour des conférences ouvertes à ses membres et aux médias, avait provoqué la colère des autorités chinoises en invitant en août à sa tribune Andy Chan, dirigeant du Parti national, une toute petite formation qui milite pour l'indépendance de Hong Kong. Les autorités hongkongaises avaient sans succès tenté d'obtenir la déprogrammation de cette conférence, qui avait finalement été animée par M. Mallet.

Ce dernier a appris la semaine dernière que son visa de travail hongkongais n'était pas renouvelé. Et le Financial Times a annoncé lundi que son reporter n'avait obtenu, à son retour dimanche à Hong Kong, qu'un visa de visiteur de sept jours.

M. Mallet aurait selon différentes sources été interrogé à son arrivée par les services de l'immigration.

En temps normal, les citoyens britanniques entrent sans visa dans ce qui est une ancienne colonie de la Couronne. Et il leur est généralement permis d'y rester pour une durée de 180 jours.

Le FT a indiqué que les services de l'immigration n'avaient donné aucune explication au fait de n'autoriser M. Mallet sur le sol hongkongais que pendant une semaine. "Nous continuons de demander des clarifications auprès des autorités hongkongaises au sujet du refus du renouvellement de son visa de travail", a indiqué le quotidien dont le siège régional se trouve à Hong Kong.
Le comité de rédaction du FT avait présenté cette décision comme "un message effrayant pour tout le monde à Hong Kong".

Au cours de sa conférence au FCC, M. Chan avait accusé la Chine de chercher à "annexer" et à "détruire" l'ex-colonie britannique.
De petites manifestations de partisans et d'adversaires de M. Chan avaient eu lieu aux abords du FCC, et l'ancien chef de l'exécutif hongkongais Leung Chun-ying avait ouvertement appelé à ce que le prestigieux club soit expulsé du bâtiment qui l'abrite et qui appartient au gouvernement.

En vertu de l'accord de rétrocession passé entre Pékin et Londres, Hong Kong jouit d'une semi-autonomie et de libertés inconnues dans le reste de la Chine continentale, y compris la liberté d'expression, en théorie jusqu'en 2047. Mais nombreux sont ceux qui ont le sentiment que ces libertés sont en train de s'éroder et que la Chine durcit son emprise sur le petit territoire.

Les autorités honkongaises ont donné une semaine à un journaliste britannique du Financial Times pour quitter le territoire, après avoir refusé de renouveler son visa de travail, dans une atteinte sans précédent à la liberté de la presse dans la ville.Rédacteur en chef pour l'Asie du Financial Times, Victor Mallet est également vice-président du Club des correspondants étrangers (FCC), une institution dans l'ex-colonie britannique. Le FCC, qui invite régulièrement des personnalités de tous bords pour des conférences ouvertes à ses membres et aux médias, avait provoqué la colère des autorités chinoises en invitant en août à sa tribune Andy Chan, dirigeant du Parti national, une toute petite formation qui milite pour l'indépendance de Hong Kong. Les autorités hongkongaises avaient sans succès tenté d'obtenir la...