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Sur une note d’espérance, Antoine Sfeir

Hommage
Fady NOUN | OLJ
06/10/2018

C’est sur une note soutenue d’espérance que les proches et amis d’Antoine Sfeir, le grand spécialiste du monde arabe et islamique, lui ont fait leurs adieux dans la belle, lumineuse et transparente église Saint-Élie de Kantari. Présidant l’office funèbre, le P. Antoine Assaf, sur le ton apaisé qui le caractérise, a centré son oraison funèbre sur le thème de l’amour cher à notre ancien collaborateur, tissant son discours autour de phrases prononcées par Antoine Sfeir, comme : « Nous avons osé vivre, il nous faut donc oser mourir » et « la vie est une partie d’amour, à commencer par l’amour de soi-même ».

Antoine Sfeir était un homme réconcilié avec lui-même et la vie, qui avait accepté, dans la foi et sans révolte inutile, de vivre aussi bien qu’il le pouvait, et de mourir, puisque, disait-il, « la mort fait partie de la vie ». C’est avec ce réalisme qu’il avait accepté le pronostic du médecin qui le condamnait à terme. Mais ne le sommes-nous pas tous, à plus ou moins brève échéance, et l’ignorance de la date du départ change-t-elle grand-chose au pas qu’il faudra franchir ?

Mais dans la foi, la mort passe. La vie reste. Au même moment, à Paris, l’absoute était donnée au corps d’Antoine Sfeir, en la cathédrale Notre-Dame du Liban de la rue d’Ulm, avant son inhumation dans la terre de sa douce France.


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