Lewis Hamilton et son écurie Mercedes, en tête du championnat du monde de F1, entendent continuer d’attaquer, quand Sebastian Vettel et Ferrari doivent déjà défendre leurs dernières chances de titre lors du GP de Russie, dimanche à Sotchi.
En pole position pour décrocher, avant son rival, une 5e couronne mondiale, Hamilton aborde la 16e manche de la saison, qui a retrouvé sa place en automne après avoir été déplacée au printemps l’an dernier, avec 40 points d’avance au classement des pilotes. Le vainqueur des deux derniers GP pourrait se permettre de gérer : s’il lui reste 35 longueurs d’avance dimanche soir, il pourra se contenter, pour être sacré, de terminer les cinq dernières courses à la 2e place. Mais ce n’est pas le genre de la maison. S’il a connu un week-end décevant à Sotchi l’an dernier (4e des qualifications et de la course), Hamilton peut aborder son retour au bord de la mer Noire l’esprit léger. Sa victoire au nez et à la barbe de Ferrari en Italie puis sa brillante pole à Singapour lui permettent d’arriver avec le plein de confiance, sachant, qui plus est, que son équipe a remporté chacune des quatre éditions du GP russe (2014-2017).
Vettel et Ferrari, qui restent sur deux courses perdues alors qu’ils avaient toutes les cartes en main pour les gagner, n’ont au contraire plus droit à l’erreur, trop fréquente récemment. À Singapour, ils ne pouvaient rien face à un Hamilton auteur d’une des plus belles qualifications de sa carrière, même si une erreur grossière dans le choix des pneumatiques en course a coûté à Vettel la 2e place. À Monza, Vettel s’était torpillé en percutant Hamilton au 1er tour, se retrouvant en queue de peloton et terminant 4e. La Scuderia avait, elle, plongé dans un piège tendu par Mercedes, précipitant l’arrêt au stand de Kimi Räikkönen, ce qui lui a coûté la victoire. N’oublions pas non plus que c’est à cette période l’an dernier que le quadruple champion du monde (2010-2013) et son écurie avaient laissé filer les titres (ennuis mécaniques en Malaisie et au Japon, accrochage au départ à Singapour). Mauvais souvenir supplémentaire pour Ferrari : alors que ses monoplaces occupaient la 1re ligne à Sotchi l’an dernier, elles avaient vu Bottas, 3e sur la grille, les doubler dès le départ.
Retrouver le lieu de la première de ses trois victoires, toutes acquises l’an dernier, donnera-t-il à Bottas le coup de fouet nécessaire pour montrer qu’il n’est pas que le « lieutenant » parfait pour Hamilton ? Le verdict approchant, ses velléités pourraient être sacrifiées sur l’autel de l’intérêt de l’équipe.
Source : AFP

