Le directeur général adjoint de la mairie de Rodez (sud-ouest de la France) en charge notamment de la sécurité, est décédé jeudi après avoir été blessé de plusieurs coups de couteau dans le centre-ville, a-t-on appris auprès du maire.
Selon une source proche du dossier, l'agresseur présumé a été interpellé peu après les faits à proximité de la mairie.
La victime, Pascal Filoe, "père de trois enfants", était directeur général adjoint de la ville de Rodez, en charge notamment de la police municipale, a précisé à l'AFP le maire de Rodez, Christian Teyssèdre.
"L'agresseur était connu des services de police. Il avait notamment dégradé la porte de l'Hôtel de ville (la mairie, NDLR) le 11 avril dernier", a indiqué M. Teyssèdre.
L'agression a eu lieu vers 10h30 dans une petite rue longeant la mairie, une voie qui a très vite été fermée par des cordons de police. Les secours ont tenté de ranimer la victime avant de le transporter "en état d'urgence absolue" vers l'hôpital de Rodez où il a succombé à ses blessures.
Le président national du Syndicat de défense des policiers municipaux (SDPM), Cédric Michel, a précisé dans un communiqué que la victime "n'était pas policier municipal mais attaché territorial (emploi administratif) en charge de la sécurité".
Selon lui, l'agresseur, "connu des services de police, se serait installé en Aveyron (sud-ouest, NDLR) voilà seulement quelques mois" et était "connu des services de police pour posséder sans permis un chien de catégorie 1. L'animal lui aurait été retiré la semaine dernière".
Cette agression mortelle du responsable de la sécurité en plein jour et au centre de la paisible préfecture de l'Aveyron a immédiatement suscité de nombreuses réactions, dont celle du ministre français de l'Intérieur.
"Je partage la douleur des habitants de Rodez après l'attaque ignoble (...). Mes premières pensées vont à sa famille et ses proches. Soutien à ses collègues éprouvés et aux policiers nationaux qui ont immédiatement interpellé l'individu", a écrit sur Twitter le ministre, Gérard Collomb.
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse (sud-ouest), la capitale régionale, s'est dit "consterné et abasourdi". La présidente de la région Occitanie Carole Delga a exprimé sa "stupeur" et sa "profonde indignation".
La préfecture de l'Aveyron a annoncé dans un communiqué "qu'une cellule d'urgence médico-psychologique était activée" à la mairie, soulignant qu'un appel à témoin a aussi été lancé.


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