Avec 38 102 transactions enregistrées au cours des huit premiers mois de l’année, le nombre de transactions immobilières sur l’ensemble du territoire libanais a baissé de 20,2 % par rapport à la même période en 2017, selon le ministère des Finances. La valeur des transactions a, quant à elle, reculé de 20,7 % en glissement annuel sur la même période, à 5,1 milliards de dollars. Leur valeur moyenne a atteint 135 074 dollars, en baisse de 0,7 %. Cette forte baisse de l’activité sur le marché immobilier est principalement liée à la suspension par la Banque du Liban (BDL) des deux mécanismes de subvention des intérêts des prêts au logement en livres libanaises au début de l’année. Fin août, les Forces libanaises (FL) avaient présenté une proposition de loi visant à pallier leur suspension. Le mécanisme prévu vise spécifiquement la réactivation des prêts accordés par l’Établissement public de l’habitat (EPH), un intermédiaire qui permet aux ménages modestes d’acquérir un logement principal ; et par la Banque de l’habitat, détenue par l’État et des banques commerciales, et spécialisée dans l’octroi de prêts au logement à taux réduits qu’elle finance généralement sur le marché. Plusieurs partis politiques ont présenté des propositions de lois pour résoudre la crise de l’EPH en privilégiant à chaque fois l’octroi d’incitations fiscales aux banques.
Économie - Indicateur
Baisse de 20,2 % des transactions immobilières à fin août
OLJ / le 26 septembre 2018 à 00h00

