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Dernières Infos - Liban

Rue Badreddine à Ghobeyri : le ministère de l'Intérieur acte son refus

AFP / ANWAR AMRO

Le ministère de l'Intérieur a envoyé mardi une lettre à la municipalité de Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, actant de son refus d'attribuer à l’une des rues du quartier le nom du "martyr Moustapha Badreddine", cerveau présumé de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, comme l'avait annoncé la veille le ministre de tutelle Nohad Machnouk.

Le 14 juin 2017, la municipalité avait adressé au ministère de l’Intérieur une note l’informant officiellement de sa décision d'attribuer le nom de M. Badreddine à l'une de ses rues. Dans un communiqué publié lundi soir, le conseil municipal a souligné que conformément à la loi sur les municipalités, la décision en question est devenue légale et effective du fait qu’une année s’est écoulée depuis la notification faite par la municipalité sans que le ministère de l’Intérieur se prononce à ce sujet en avalisant ou en rejetant cette mesure. "En l’absence de réaction du ministère de l’Intérieur, la décision devient légale", affirme le conseil municipal.

Mais M. Machnouk a indiqué que son refus d'avaliser la décision de la municipalité ne pouvait être considérée comme "une autorisation tacite", notamment lorsqu’il s’agit d’un différend politique de nature confessionnelle et sécuritaire qui est susceptible de troubler l’ordre public.


Le ministère de l'Intérieur a envoyé mardi une lettre à la municipalité de Ghobeyri, dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, actant de son refus d'attribuer à l’une des rues du quartier le nom du "martyr Moustapha Badreddine", cerveau présumé de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, comme l'avait annoncé la veille le ministre de tutelle Nohad Machnouk.Le 14 juin 2017, la municipalité avait adressé au ministère de l’Intérieur une note l’informant officiellement de sa décision d'attribuer le nom de M. Badreddine à l'une de ses rues. Dans un communiqué publié lundi soir, le conseil municipal a souligné que conformément à la loi sur les municipalités, la décision en question est devenue légale et effective du fait qu’une année s’est écoulée...