Le ministre sortant des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Photo ANI
Le ministre sortant des Affaires étrangères et chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil, a accusé vendredi soir certaines formations politiques de saboter la formation du gouvernement afin de vouloir "faire échouer le président de la République et son projet de "compromis" entre toutes les composantes de la société libanaise".
"Il n'est pas du tout dans notre intérêt de mettre des bâtons dans les roues à la formation du gouvernement", a lancé M. Bassil lors de célébrations organisées à Montréal en son honneur. "Vous imaginez, ce serait comme si nous nous mettions des bâtons dans les roues à nous-mêmes", a-t-il souligné, accusant certaines formations politiques de rejeter sur le CPL "tout ce qui n'a aucune logique". Il a reproché à "certains de considérer depuis le début que le mandat présidentiel (du fondateur du CPL, Michel Aoun, NDLR) a échoué sans lui donner aucune chance". "Ces mêmes personnes estiment que s'ils font échouer le gouvernement, ils feront échouer le mandat et que la situation serait meilleure sans gouvernement... Leur objectif est connu de tous, ils veulent faire échouer le président de la République et ce qu'il appelle son projet de compromis entre toutes les composantes libanaises", a-t-il insisté. M. Bassil a souligné que les résultats de ce compromis ont pu être observés au cours de l'année écoulée, citant notamment "les résultats des élections parlementaires" du 6 mai dernier. Le chef de la diplomatie a accusé ses opposants politiques de "vouloir casser les résultats des élections". "Si nous nous mettons d'accord, nous pourrons former un gouvernement demain", a lancé Gebran Bassil.
Fin mai, le président Aoun avait chargé l'ex-Premier ministre, Saad Hariri, de former le prochain gouvernement. Mais ce dernier bute sur de nombreux obstacles, liés notamment aux revendications concernant le nombre de portefeuilles ministériels à attribuer aux différentes forces politiques, notamment les parties chrétiennes et druzes.


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