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Économie - Dette

La BCE imperturbable malgré la montée des périls

La décision a été prise hier de ramener de 30 à 15 milliards d’euros (soit 35 à 17,5 milliards de dollars) par mois les rachats nets par la BCE de dette sur le marché, lancés en 2015 pour favoriser l’emprunt et soutenir la croissance. Daniel Roland/AFP

La Banque centrale européenne a confirmé hier l’arrêt progressif de son arsenal de soutien à l’économie, tout en affichant sa sérénité face aux risques croissants pesant sur la conjoncture en zone euro. Sans dévier d’un millimètre, l’institution de Francfort s’en est tenue au scénario dévoilé en juin : ses rachats de dette publique et privée seront arrêtés en fin d’année, sauf dégradation économique d’ici là, alors que les taux directeurs resteront au plus bas « au moins » jusqu’à l’été 2019.

« Une banque centrale qui réussit se doit d’être ennuyeuse », a plaisanté dans une note Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet Wealth Management, soulignant l’effet apaisant de cette communication sur des marchés fébriles.

Attendue sur son analyse des risques économiques, la BCE persiste à les juger « globalement équilibrés », selon son président Mario Draghi, bien que les « incertitudes aient récemment gagné en importance ». « Le protectionnisme croissant » figure toujours au premier rang des préoccupations, a rappelé M. Draghi, alors que Washington et l’Union européenne négocient un accord commercial sur fond de menaces réciproques de droits de douane supplémentaires.

Vigilance en Italie

La crise des devises en Argentine et en Turquie a par ailleurs fait son apparition dans les risques énumérés par le banquier italien, même si elle n’a pas pour l’heure « de retombées significatives » en zone euro. Enfin, la BCE a accueilli avec circonspection les récentes promesses du gouvernement italien de respecter les règles budgétaires européennes, après avoir menacé de creuser une dette déjà abyssale. « Nous attendons les actes », c’est-à-dire le futur budget adopté à Rome, a lancé M. Draghi. Le banquier italien s’est, à l’inverse, réjoui de voir une série de facteurs nourrir la croissance en zone euro : la politique budgétaire « moins neutre dans plusieurs pays », la consommation soutenue par les créations d’emplois, la hausse des salaires et le climat des affaires toujours solide.

Source : AFP

La Banque centrale européenne a confirmé hier l’arrêt progressif de son arsenal de soutien à l’économie, tout en affichant sa sérénité face aux risques croissants pesant sur la conjoncture en zone euro. Sans dévier d’un millimètre, l’institution de Francfort s’en est tenue au scénario dévoilé en juin : ses rachats de dette publique et privée seront arrêtés en fin d’année, sauf dégradation économique d’ici là, alors que les taux directeurs resteront au plus bas « au moins » jusqu’à l’été 2019.« Une banque centrale qui réussit se doit d’être ennuyeuse », a plaisanté dans une note Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet Wealth Management, soulignant l’effet apaisant de cette communication sur des marchés fébriles.Attendue sur son analyse des risques...
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