Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions contre une entreprise chinoise, son PDG nord-coréen et une filiale russe, accusés de transfert illicite de fonds vers la Corée du Nord, en violation des sanctions américaines.
Ces nouvelles sanctions visent l'entreprise chinoise Yanbian Silverstar Network Technology, ainsi que le PDG de celle-ci, le Nord-Coréen Jong Song-hwa, et une filiale russe, Volasys Silver Star, a précisé le Trésor américain sur son site internet.
"Ces mesures [les sanctions] sont destinées à stopper les flux financiers illicites vers la Corée du Nord, qui étaient l'oeuvre de spécialistes des technologies de l'information, lesquels masquaient leur nature véritable derrière des sociétés écrans, des noms d'emprunt et des ressortissants de pays tiers", a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin.
Il a recommandé aux entreprises du monde entier de "prendre des précautions en s'assurant qu'ils n'emploient pas à leur insu des Nord-Coréens chargés de projets technologiques".
L'administration Trump entend maintenir la pression au moyen des sanctions censées convaincre Pyongyang de démanteler son arsenal nucléaire.
Donald Trump a rencontré lors d'un sommet le 12 juin à Singapour le numéro un nord-coréen, Kim Jong-un, qui a promis en termes vagues d’œuvrer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne. La Corée du Nord n'a cependant pas dit qu'elle était prête à renoncer à ses armes unilatéralement, comme l'administration Trump le veut.
Washington a déjà accusé par ailleurs la Russie de violer les sanctions des Nations unies contre la Corée du Nord en accordant des permis de travail à des Nord-Coréens, ce que Moscou dément avoir fait.


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