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L'éviction de May n'est plus un sujet tabou parmi les conservateurs

Reuters
12/09/2018

Un groupe d'une cinquantaine d'élus conservateurs opposés au projet de Brexit de Theresa May se sont rencontrés pour discuter de l'éviction de la Première ministre, rapporte mercredi la BBC. Ces députés, qui appartiennent à l'European Research Group (ERG), un groupement eurosceptique dirigé par Jacob Rees-Mogg, ont tenu une réunion mardi soir pendant laquelle la mise à l'écart de Theresa May a été ouvertement débattue, selon une source anonyme citée par la BBC.

Un certain nombre de participants ont dit avoir déjà déposé des lettres pour demander un vote de censure. D'après les règles du Parti conservateur, un vote de renouvellement de la direction est déclenché lorsque 15% des députés conservateurs, soit actuellement 48 sur un total de 315, réclament un vote de censure.

L'ERG dénonce le plan de sortie de l'Union européenne présenté début juillet par Theresa May, après une réunion à Chequers, la résidence de campagne des Premiers ministres britanniques, mais le groupe eurosceptique n'a pour l'instant présenté aucune alternative détaillée. "Tous les gens que je connais veulent que May s'en aille", "elle est désastreuse", "ça ne peut pas continuer comme ça" - tels sont les commentaires de certains députés tories rapportés par la BBC.

En public, la direction du Parti conservateur affirme son soutien à Theresa May. "La politique doit changer, mais je continue à soutenir la personne (de Theresa May). Elle a d'énormes qualités, c'est une Première ministre fantastique et elle a mon soutien. Je veux tout simplement qu'elle change de politique sur un sujet", a affirmé Jacob Rees-Mogg.

Mardi, il avait déjà souligné que les députés conservateurs pouvaient très bien voter contre le projet de Brexit présenté par la Première ministre sans que cela soit considéré comme un vote de censure contre son gouvernement. "Nous pouvons rejeter les mauvaises propositions de Chequers le lundi et soutenir le gouvernement dans un vote de confiance le mardi. Ce sont des choses distinctes et ce serait une erreur de vouloir les confondre", avait-il dit.

Même discours de la part de l'ancien ministre du Brexit David Davis, qui a quitté le gouvernement en juillet après la publication du plan de Chequers. "Je suis en désaccord avec Theresa May sur un sujet mais elle doit rester en place parce que nous avons besoin de stabilité", a-t-il dit.

L'ERG a publié mercredi son propre projet pour assurer qu'une "frontière dure" ne soit pas rétablie entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande après le Brexit, fixé au 29 mars 2019, afin de préserver la fluidité des échanges commerciaux et de préserver le marché unique européen. 

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