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Idleb: Ankara appelle le Conseil de sécurité à soutenir un cessez-le-feu

AFP
11/09/2018

La Turquie a appelé mardi l'ONU à soutenir sa proposition d'un "cessez-le-feu complet et immédiat" dans la province syrienne d'Idleb, lors d'une réunion du Conseil de sécurité demandée par Moscou au cours de laquelle ses membres ont à nouveau étalé des approches différentes.

"Il est évident qu'une opération militaire totale se traduira par une catastrophe humanitaire majeure", a souligné l'ambassadeur turc à l'ONU, Feridun Sinirlioglu, en demandant à la communauté internationale "de soutenir oralement et activement" la proposition de son pays.

Dans la province d'Idleb, "il ne s'agit pas d'une opération militaire mais d'une opération antiterroriste", avait affirmé auparavant l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. Il a estimé que le sommet tripartite Russie-Iran-Turquie vendredi à Téhéran sur Idleb, dernier bastion rebelle que Damas veut reprendre par la force, "avait été constructif", alors que plusieurs de ses homologues ont exprimé un avis opposé.

Ce sommet, qui devrait être suivi d'une prochaine réunion similaire à Moscou, selon Vassily Nebenzia, s'est achevé sans entente sur une solution pacifique commune. L'idée turque d'un cessez-le-feu a été rejetée par la Russie et l'Iran qui estiment que leur allié, le régime de Damas, est en droit de reprendre par la force le contrôle de son territoire.

"Il est temps pour la Russie d'arrêter de nous faire perdre du temps lorsqu'il s'agit de la paix en Syrie", a asséné de son côté l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, en jugeant que le processus de paix d'Astana, initié par Moscou, avait été un échec. Elle a accusé Moscou et Téhéran d'être de mauvaise foi alors qu'ils "ont eu toutes les opportunités possibles pour démontrer leur crédibilité à être des acteurs constructifs en Syrie". La Russie "a le pouvoir d'arrêter les massacres", a-t-elle insisté.

A l'instar d'autres membres du Conseil de sécurité, "les Pays-Bas sont déçus des résultats du sommet" de Téhéran, a indiqué son ambassadeur, Karel van Oosterom. "La réunion de Téhéran n'a pas permis d'aboutir à un engagement ferme" vers la paix, a regretté aussi son homologue français, François Delattre. "Il faut laisser du temps au dialogue pour faire émerger des solutions", a réclamé le diplomate français, avant de lancer à la Russie: "La balle est dans votre camp, prenez des engagements fermes!"

L'ambassadrice britannique, Karen Pierce, a également réclamé des actions de Moscou et Téhéran pour éviter le pire à Idleb, rejetant l'argumentaire russe d'une simple "opération antiterroriste".

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