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Japon: Abe promet de réformer la Constitution en cas de nouveau mandat

AFP
10/09/2018

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a promis lundi de réformer la Constitution pacifiste de l'archipel, en lançant sa campagne pour un nouveau mandat à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD) sur lequel il règne sans partage depuis six ans.

Le dirigeant conservateur de 63 ans fait figure de favori dans l'élection du 20 septembre qui l'oppose à un unique adversaire, l'ancien ministre de la Défense Shigeru Ishiba, 61 ans.

Une victoire lui offrirait trois ans de plus à la tête de la troisième économie du monde, et ferait de lui le chef du gouvernement à la plus grande longévité de l'histoire du Japon.

"Il est temps de s'attaquer à la réforme de la Constitution", a déclaré M. Abe, annonçant son intention de soumettre un projet de loi au Parlement d'ici la fin de l'année.

Dans cette charte fondamentale dictée en 1947 par l'occupant américain après la reddition du Japon à la fin de la Seconde guerre mondiale, c'est l'article 9, consacrant la renonciation "à jamais" à la guerre, qu'il souhaite amender.

Le texte, perçu par les milieux nationalistes comme une humiliante relique de la défaite impériale de 1945, ajoute qu'à cette fin, "il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre".

Or le Japon, devenu un fidèle allié des Etats-Unis durant la Guerre Froide, a reconstitué par la suite des forces militaires, appelées "Forces d'autodéfense", censées n'intervenir que si le pays est directement attaqué.

Shinzo Abe explique qu'il veut modifier la Constitution pour donner un statut clair à ces troupes, tout en maintenant le principe fondamental du pacifisme auquel les Japonais sont très attachés.

Lors de son discours, le Premier ministre a par ailleurs vanté sa stratégie de relance "abenomics" qui a, selon lui, permis d'aboutir à un très faible taux de chômage, de doper le nombre de touristes et de "redonner au Japon une économie décente".

Sur le front diplomatique, M. Abe a redit "sa détermination à rencontrer en personne" le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour résoudre la question des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 1970 et 1980 pour former des espions.

Son rival M. Ishiba, qui avait auparavant dénoncé l'absence de débat au sein du parti, a de son côté mis l'accent sur les problèmes démographiques du pays, confronté à un vieillissement de la population et à un faible taux de natalité, ainsi que sur la menace nucléaire nord-coréenne.

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