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Scènes de désolation, au Liban, avec les premières pluies de la saison

Un camion bloqué à Denniyé dans des eaux boueuses.

Les premières averses du mois de septembre ont provoqué au cours du week-end écoulé des inondations, principalement à Denniyé, au Liban-Nord, noyant les champs agricoles, enfermant des habitants de la région dans leurs maisons et bloquant de nombreux automobilistes sur des routes boueuses transformées en lacs. La route principale reliant Denniyé à Tripoli ressemblait à un long fleuve d’un mètre de profondeur, les canaux d’évacuation de l’eau de pluie étant soit bouchés, soit n’arrivant pas à évacuer les quantités d’eau tombées.



Dans le village de Bakhaoun, les eaux ont entraîné la terre et les pierres. Et à Hakl el-Azimé, les automobilistes ont été prisonniers de leurs véhicules pendant de longues heures sur les routes inondées. Également dans ce village, des habitants ont été évacués de leurs maisons, à la suite de fissurations dans les murs causées par les pluies diluviennes. Le même scénario de désolation se répétait dans les villages de Aassoun, de Sir el-Denniyé, de Bqarsouna et plusieurs autres localités.



Ce tableau a poussé les conseils municipaux du caza, les centres de Défense civile et des activistes à multiplier les appels sur les réseaux sociaux « demandant aux habitants de ne quitter leurs maisons qu’en cas de nécessité absolue ».

Parallèlement, des équipes relevant de la Fédération des municipalités de Denniyé et de la Défense civile sont venues en aide aux citoyens enfermés dans leurs voitures ou leurs maisons. Les équipes techniques se sont également attelées à rouvrir les routes bloquées par les pierres.

En début de soirée, le ministère des Travaux publics a annoncé que les routes de Denniyé étaient à nouveau praticables, sauf celles des villages de Beit Zod, de Beit Dadoun et de Kfar Habou. Dans un communiqué, il a précisé que les bulldozers s’attelaient à les rouvrir.

Par ailleurs, le secrétaire général du Haut Comité des secours, le général Mohammad Kheir, s’est rendu en fin d’après-midi à Denniyé pour examiner les dégâts occasionnés par les averses.

À Zghorta, les pluies diluviennes ont provoqué une crue dans le fleuve de Racheïne. L’eau a aussi inondé de nombreux restaurants situés sur les bords du fleuve. Au sud de Beyrouth, le fleuve Ghadir, à Choueifate, a charrié hier un nombre impressionnant d’ordures ménagères. Des observateurs de la région estiment que cette quantité de déchets provient probablement des ordures jetées par les riverains quand le lit du fleuve est asséché.. Ce fleuve rejette ses eaux au niveau de la décharge de Costa Brava.


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DU TOUJOURS VU. RIEN N,A CHANGE AU FIL DES ANS. CA A EMPIRE !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

08 h 09, le 10 septembre 2018

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Commentaires (1)

  • DU TOUJOURS VU. RIEN N,A CHANGE AU FIL DES ANS. CA A EMPIRE !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 09, le 10 septembre 2018