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Tsipras promet la "renaissance" de la Grèce après les plans de sauvetage

AFP
09/09/2018

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a promis samedi de baisser les impôts et d'augmenter le salaire minimum pour soutenir la reprise économique et engager la "renaissance" de son pays après huit ans d'austérité.
"Nous savons que nous avons la force et les connaissances nécessaires pour envisager et accomplir la renaissance de notre pays", a déclaré le chef du gouvernement à la Foire internationale de Thessalonique (nord), où traditionnellement est annoncée chaque année la politique économique du gouvernement.
"Des salaires plus hauts, une régulation du marché du travail et le respect du droit du travail... sont un prérequis pour la croissance", a déclaré le dirigeant de gauche.
"L'économie grecque est stabilisée... Nous sommes un pays normal maintenant", a-t-il dit.

Avec "au moins" 3,5 milliards d'euros de marge de manoeuvre budgétaire, M. Tsipras s'est engagé à réduire les taxes sur la propriété et les ventes, à augmenter les revenus de centaines de milliers d'agriculteurs et de Grecs de classe moyenne et à reconsidérer une baisse du niveau des pensions de retraite décidée en début d'année avec les créanciers.
L'impôt sur les sociétés va également être progressivement réduit de 29 à 25% d'ici à 2022, a-t-il promis.
"C'est le moins que l'on puisse faire pour soigner les blessures, réduire les fardeaux et créer une dynamique de croissance dans l'économie grecque", a déclaré M. Tsipras, soulignant que les mesures étaient "conformes au cadre" convenu avec les créanciers.
Avant le discours de Tsipras, plus de 16.000 personnes ont manifesté samedi à Thessalonique contre un projet d'accord sur le nom de la Macédoine et contre la politique économique du gouvernement.

La police anti-émeutes a tiré des gaz lacrymogènes vers une centaine de manifestants qui leur lançaient des fusées et des pierres.
Les manifestants, beaucoup agitant des drapeaux grecs, criaient "Grèce, Macédoine" et "Traîtres", appelant M. Tsipras à la démission.
"(Les Grecs) pensent que l'austérité n'est pas terminée. Tout ce qui est fini est l'obligation des créanciers de donner de l'argent au pays ... et une dure tutelle demeure", a déclaré Iannis Panagopoulos, chef du principal syndicat grec GSEE.
Le chômage est tombé sous la barre des 20% pour la première fois depuis 2011, mais beaucoup de Grecs subissent encore des revenus réduits et des impôts élevés.
Un accord a été conclu avec la Macédoine en juin pour renommer l'ancienne république yougoslave "République de Macédoine du Nord". Cet accord doit encore être approuvé par référendum en Macédoine le 30 septembre puis ratifié en 2019 par le parlement grec.
La Grèce dénie à son voisin l'usage du simple nom de "Macédoine", craignant des visées territoriales sur sa province septentrionale du même nom, patrie d'Alexandre le Grand.

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