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Yémen: les rebelles posent trois conditions pour aller à Genève

AFP
06/09/2018

Les rebelles houthis du Yémen posent trois conditions pour aller à Genève discuter des perspectives de règlement du conflit sous l'égide de l'ONU, a déclaré jeudi à l'AFP un membre de leur délégation. Il s'agit des premiers pourparlers de paix annoncés depuis l'échec en août 2016 d'un processus de paix qui avait duré plusieurs mois au Koweït.

Les rebelles exigent de partir dans un avion omanais, de transférer des blessés vers Mascate ainsi que la garantie de pouvoir rentrer dans la capitale yéménite Sanaa --qu'ils contrôlent-- après la fin des consultations, a expliqué Hamid Assem.

"Nous sommes prêts à aller (à Genève), mais les Nations unies n'ont pas tenu leurs promesses sur les points qui ont fait l'objet d'un accord avec leur émissaire" Martin Griffiths préalablement, a ajouté le délégué rebelle. "Nous avons des blessés que nous voulons transférer à Oman et des blessés à Oman que nous voulons rapatrier à Sanaa et cela a fait l'objet d'un accord" avec l'ONU, a poursuivi M. Assem. Par ailleurs, "nous n'avons pas reçu jusqu'ici de garantie en ce qui concerne notre retour à Sanaa", a-t-il encore indiqué.

"La coalition (sous commandement saoudien qui intervient militairement au Yémen en soutien au gouvernement) refuse d'autoriser le vol (de la délégation) en raison de la question du transfert des blessés", a-t-il encore ajouté. "Pour aller à Genève, il faut qu'un avion omanais vienne nous chercher avec les blessés et que nous recevions des garanties sur notre retour à Sanaa". "S'ils sont d'accord, nous sommes prêts à y aller, sinon, on reste à Sanaa", a conclu le responsable des houthis.

Des "consultations sur le Yémen" entre le gouvernement et les rebelles avaient été convoquées pour ce jeudi à Genève par le médiateur des Nations unies.

La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, appuyées par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays dont la capitale Sanaa.

Le conflit a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU.

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