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Le gouvernement yéménite menace de cesser de collaborer avec les enquêteurs de l'ONU

AFP
06/09/2018

Le gouvernement yéménite a déclaré jeudi qu'il pourrait cesser de collaborer avec des enquêteurs de l'ONU sur les droits de l'Homme en les accusant d'avoir produit un rapport partial qui évoque de possibles "crimes de guerre" par toutes les parties.

Ce rapport a été rejeté par la coalition sous commandement saoudien intervenant au Yémen et par le gouvernement yéménite, lui reprochant de ne pas assez souligner le rôle de l'Iran qui soutient les rebelles houthis et d'ignorer le fait que ces derniers aient saisi le pouvoir par la force.

"Nous étudions avec nos alliés de la coalition la meilleure façon de traiter avec l'équipe de l'ONU", a déclaré le ministre yéménite des Droits de l'Homme Mohammed Askar lors d'une conférence de presse à Abou Dhabi. "Nous examinons toutes les options, y compris celles de mettre fin à sa mission ou de ne pas prolonger son mandat après qu'elle a montré partialité et inexactitude", a-t-il ajouté.

Un groupe d'experts mandaté par l'ONU a indiqué le 28 août que tous les acteurs du conflit au Yémen avaient commis "un nombre considérable de violations du droit international". Plusieurs de ces violations pourraient être considérées comme des "crimes de guerre", a souligné le rapport, évoquant la généralisation des détentions arbitraires, de la torture et du viol.

Le rapport a estimé que les frappes de la coalition menée par Riyad et qui intervient au Yémen depuis mars 2015 "ont causé le plus de victimes civiles directes", touchant des zones résidentielles, des marchés et des structures médicales.

La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, appuyées par Riyad et Abou Dhabi, aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran et qui se sont emparés en 2014 et 2015 de vastes régions du pays dont la capitale Sanaa.

Le conflit a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils, et provoqué la pire crise humanitaire au monde, selon l'ONU. L'ONU tente de relancer un processus de règlement politique en invitant ce week-end gouvernement et rebelles pour des consultations à Genève.

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