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Économie

Des représentants de Zahlé affirment leur attachement à EDZ

Énergie
OLJ
05/09/2018

Plusieurs représentants de la ville de Zahlé ont affirmé, hier dans un communiqué, leur attachement à Électricité de Zahlé (EDZ), société privée qui fournit de l’électricité 24h/24, alors que le reste du pays subit des coupures quotidiennes.

Les députés de la région ainsi que le président d’Électricité de Zahlé (EDZ), Assaad Nakad, se sont réunis hier à l’invitation de Mgr Issam Youhanna Darwiche, archevêque grec-catholique de Zahlé, Ferzol et de la Békaa, afin de discuter de la polémique concernant la fin prochaine de la concession détenue par EDZ depuis 1920 pour produire et distribuer de l’électricité. Dans les années 1960, elle avait renoncé à ses prérogatives au profit d’Électricité du Liban (EDL), mais a repris la production de courant en 2015 de façon illégale face à l’incapacité de l’État à fournir de l’électricité en continu, en louant des générateurs déployant une puissance d’environ 50 mégawatts (MW).

« Les participants restent attachés aux droits acquis par Zahlé en ce qui concerne la fourniture d’électricité 24h/24 », affirme le communiqué conjoint publié à l’issue de la réunion et relayé par l’Agence nationale d’information (ANI).

Les signataires, dont les députés Michel Daher, Georges Okais, César Maalouf, Assem Araji et Anouar Jomaa, souhaitent « préserver les droits des abonnés et des employés d’EDZ ». Ils « étudieront attentivement toute proposition qui sert l’intérêt du peuple et du Trésor public, notamment la proposition d’installer un ou deux compteurs intelligents pour séparer EDZ d’EDL ». Enfin, ils veulent « faire sortir » la polémique des médias afin que les députés concernés « traitent le problème conformément aux lois libanaises ».

Le ministre sortant de l’Énergie, César Abi Khalil, avait provoqué l’indignation de plusieurs responsables zahliotes en annonçant, le 25 août, que son ministère avait préparé un plan permettant d’assurer l’électricité 24h24 dans la ville. Georges Okais, membre du groupe parlementaire des Forces libanaises, avait alors déclaré qu’il ne revenait pas à M. Abi Khalil « de décider de ce qui va se passer à Zahlé ».

En juillet, le député Michel Daher s’était associé à d’autres députés de Zahlé, dont Sélim Aoun et César Maalouf, pour critiquer les tarifs d’EDZ, jugés trop élevés. Cette dernière s’est défendue, obtenant au passage le soutien d’une partie de ses abonnés ainsi que des moukhtars des 17 localités qu’elle gère. Réagissant à la plainte des trois députés, le ministère de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury, avait ensuite affirmé dans un rapport d’audit que les tarifs pratiqués par EDZ étaient réglementaires malgré le fait que la société soit en porte-à-faux vis-à-vis de la loi en produisant du courant pendant les heures de panne.

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