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Enquête parlementaire sur le renseignement autrichien en pleine tempête

Une commission d'enquête du parlement autrichien sur une perquisition controversée menée à la direction de la sécurité intérieure a commencé ses travaux mardi pour tenter de faire la lumière sur une affaire qui embarrasse depuis plusieurs mois le parti d'extrême droite (FPÖ) au pouvoir.

L'imbroglio autour de cette opération touchant les services secrets du pays n'a pas quitté les Unes de la presse autrichienne depuis l'hiver et met sous pression le ministère de l'Intérieur dirigé par Herbert Kickl, l'une des figures les plus en vue du FPÖ au sein de la coalition formée en décembre avec les conservateurs (ÖVP) du chancelier Sebastian Kurz.

Le chef de l'opposition sociale-démocrate et ex-chancelier Christian Kern, a parlé "d'atteinte à l'Etat de droit" à propos du déroulement de la perquisition au cours de laquelle des documents auraient été abusivement saisis.

Les soupçons entourant l'opération interviennent alors que la crédibilité des services de renseignement autrichiens est mise en doute depuis l'entrée au gouvernement du FPÖ.

Ce parti cultive des liens privilégiés avec l'entourage du pouvoir russe et, selon des enquêtes de presse, plusieurs services occidentaux ont pris l'initiative de limiter leurs échanges d'informations avec l'Autriche de peur que celles-ci ne soient partagées avec Moscou.

Cette allégation est démentie par le gouvernement autrichien. Le ministre de l'Intérieur a de son côté rejeté toute malversation dans le déroulement de la perquisition menée en février au siège du Bureau pour la protection de la Constitution et la lutte contre le terrorisme (BVT), en charge de la sécurité intérieure.

Il accuse l'opposition d'exploiter politiquement cette affaire pour laquelle il fera également l'objet d'un vote de défiance au parlement vendredi, alors que plusieurs de ses adversaires ont exigé sa démission.

Ordonnée par le parquet financier dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds visant des membres du BVT, la perquisition aurait en réalité abouti à la saisie de documents liés à la lutte contre l'extrémisme de droite, sans rapport avec ce dossier, selon des enquêtes de presse.

Ces accusations sont soutenues par le fait que la perquisition n'a pas été menée par la brigade financière, comme il aurait été d'usage, mais par une unité en charge de la sécurité sur la voie publique dirigée par un cadre du FPÖ.

La semaine dernière, une partie des perquisitions ont été déclarées irrégulières par la justice faute d'avoir respecté les procédures légales.

M. Kickl devrait être entendu par la commission parlementaire dans les prochains mois. Sa nomination avait suscité l'inquiétude de l'opposition et d'ONG, qui avaient dit craindre que ce haut dirigeant du FPÖ n'affaiblisse la lutte contre les activistes néo-nazis dans le pays.

Une commission d'enquête du parlement autrichien sur une perquisition controversée menée à la direction de la sécurité intérieure a commencé ses travaux mardi pour tenter de faire la lumière sur une affaire qui embarrasse depuis plusieurs mois le parti d'extrême droite (FPÖ) au pouvoir. L'imbroglio autour de cette opération touchant les services secrets du pays n'a pas quitté les Unes de la presse autrichienne depuis l'hiver et met sous pression le ministère de l'Intérieur dirigé par Herbert Kickl, l'une des figures les plus en vue du FPÖ au sein de la coalition formée en décembre avec les conservateurs (ÖVP) du chancelier Sebastian Kurz. Le chef de l'opposition sociale-démocrate et ex-chancelier Christian Kern, a parlé "d'atteinte à l'Etat de droit" à propos du déroulement de la perquisition au...