Le Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt a condamné mardi la décision des Etats-Unis de cesser de financer l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), mettant en garde contre "les volontés préméditées de liquider la cause palestinienne".
Dans un communiqué, le PSP a appelé à "une grande opération populaire, politique et diplomatique de soutien à l'agence". Le parti a mis en garde contre la volonté des Etats-Unis "de faire échouer le droit de retour des réfugiés, de liquider la cause palestinienne et d'imposer au peuple palestinien des solutions suspectes" au conflit. Le PSP a appelé "les autres pays donateurs à combler le vide financier" provoqué par le retrait des contributions américaines, soulignant "l'impact social négatif" qu'aurait un arrêt des services de l'agence onusienne. Le parti a appelé à "une prise de position nationale basée sur le soutien apporté par le Liban à la cause palestinienne et au droit de retour des réfugiés".
La question du financement de l'Unrwa a par ailleurs été abordée par le ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk, qui s'est entretenu plus tôt dans la journée avec la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Pernille Dahler Kardel.
Vendredi, les États-Unis, qui étaient de loin les plus grands contributeurs de l'Unrwa, ont annoncé qu'ils cessaient de financer l'organisme onusien, dénonçant ses activités "irrémédiablement biaisées", selon la porte-parole du département d’État, Heather Nauert. Washington ne "veut plus supporter la part très disproportionnée de ce fardeau", a précisé Heather Nauert dans un communiqué, ajoutant qu'il n'y aurait pas d'autres contributions au-delà du versement en janvier 2018 de 60 millions de dollars à l'Unrwa.
Lundi, le président de la Chambre, Nabih Berry, avait réclamé une réunion urgente de la Ligue arabe pour discuter de cette question. Dimanche, le ministère libanais des Affaires étrangères avait condamné la décision des États-Unis, estimant que cette décision et celles qui l'ont précédée démontrent "la volonté de Washington de mettre fin au droit sacré au retour des Palestiniens".


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