Le président de la commission des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, a annoncé lundi que la commission se réunirait la semaine prochaine avec les ministres des Finances et de l'Economie. Photo d'archives.
Le président de la commission des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, a annoncé lundi que la commission tiendra une réunion la semaine prochaine avec les ministres des Finances et de l'Economie ainsi qu'avec des représentants de la Banque du Liban et de l'Association des Banques du Liban, pour discuter de la situation économique.
Standard & Poor’s a annoncé durant le week-end sa décision de maintenir la notation souveraine du Liban à B-, avec perspective "stable", deux ans après l’avoir modifiée pour la dernière fois (de B-, avec "perspective négative"). Cette confirmation de la notation du Liban par S&P – la deuxième depuis le début de l’année – survient alors que chaque jour de retard pris dans la formation d’un nouveau gouvernement, près de quatre mois après les élections législatives, alimente un peu plus les inquiétudes concernant la stabilité financière et monétaire du pays. Dans un article publié jeudi, le magazine The Economist, basé à Londres, a ainsi estimé que le Liban était à l’aube d’une crise qui serait provoquée par l’essoufflement de son économie réelle et de son secteur bancaire, pénalisés aussi bien par les répercussions du conflit syrien qui a éclaté en 2011 que par les tensions politiques au niveau interne.
Par ailleurs, M. Kanaan a indiqué avoir demandé aux ministères de la Santé et des Finances des informations sur le coût de la carte de santé. "Il y a 1,8 million de Libanais qui n'ont pas de couverture santé", a indiqué M. Kanaan affirmant qu'"assurer la couverture globale ne doit pas se faire (en piochant dans) les poches des gens".


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