Charbel Saadé

Ce qu’en disent les proches

01/09/2018

Joumana Saadé, sa mère

Je me souviens de Charbel enfant, plein de joie, très aimé de tous, qui brillait déjà dans le domaine artistique. Charbel a toujours été très courageux et audacieux, poussé par sa passion qui l’a contraint à quitter la maison très tôt. Bien que cette décision nous ait déroutés, sa réussite, déjà au moment de Starch, m’a comblée de joie et de fierté. Comment oublier le jour où j’ai vu son nom dans un magazine pour la première fois, sous des photos qu’il avait prises ? Ainsi que le moment où je découvrais que sa première exposition solo m’était dédiée ? Et bien que j’essaye de comprendre un certain pan du travail de Charbel, aujourd’hui, je suis plus fière de mon fils que jamais.

Richard Kahwagi, son ami

Je connais Charbel depuis bientôt 10 ans. Je nous ai regardés grandir et évoluer pour devenir qui nous sommes aujourd’hui. Avec Charbel, nous ne sommes pas qu’amis ou confidents, c’est une immense complicité qui nous lie, à la Thelma et Louise, Maraachi et Abillama, Mapplethorpe et Smith. Les yeux de Charbel voient tout ce que les nôtres ne peuvent : de la poésie dans la banalité des choses aux âmes en nous et autour de nous qui se balancent sur le fil ténu entre notre dimension et une autre. Ses images sont si éphémères dans leur beauté que décrire leur sensibilité est un peu comme retrouver le goût des citrons rien qu’en y pensant : en les sentant.

Shahid el-Khoury, son partenaire de vie

Charbel est un jeune homme de 27 ans qui en aura bientôt 72. Il a la sensibilité d’une personne bien plus âgée que lui, l’œil d’un photographe qui a vu bien plus que ce qu’il n’a réellement vu et la confiance, bien placée, d’un homme qui a déjà accompli des choses fabuleuses. Et en plus de tout cela, il apporte de la lumière et de la magie aux vies de tous ceux qui l’entourent. C’est un magicien.

Zena Farhat, muse et amie d’enfance

Je connais Charbel depuis l’âge de 3 ans. Dès l’enfance, il a toujours eu une autre vision de la réalité. Chaque jour, j’ai comme l’impression qu’un nouveau rêve s’empare de lui. Jamais l’ordinaire, jamais de conversation banale ou ordinaire avec lui. C’est que Charbel voit la vie différemment, trouve de la beauté dans tout, regardant toujours à travers les choses et slalomant entre des mondes parallèles. Il capture donc les mouvements et les émotions, tout ce qui existe, dans une différente atmosphère, et c’est ce qui rend son travail si saisissant. Ses rapports à l’art, au monde, même à moi, sont spéciaux. Je le porte, et son travail, dans mon cœur.

Ghaith Abi Ghanem et Jad Melki, ses amis

Notre amitié avec Charbel s’est tissée naturellement, dès que nous l’avons rencontré à travers Starch. Ne craignant jamais d’affirmer ses pensées par le biais de ses propos et ceux de sa photo, il pousse ses idées dans des proportions inattendues. Sa sensibilité, évidente dans son travail et sa façon d’être, touche tous ceux qui l’entourent. Nous sommes liés à Charbel par notre fascination pour la nature et tout ce qu’elle offre. Mais il n’y a de meilleur moyen de le connaître et d’établir des liens qu’en passant du temps chez lui, en compagnie de ses chats, autour d’un café et d’une cigarette, avec la musique de Omar Khorshid et un épisode de l’éternel Golden Girls.

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