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Le patriarche maronite, Béchara Raï, a reçu mardi à sa résidence estivale à Dimane le président de la Confédération suisse, Alain Berset, affirmant à cette occasion que le retour des près d'un million de réfugiés syriens présents au Liban ne devrait pas être lié à une solution politique au conflit en Syrie.
"Nous coopérons tous avec la communauté internationale afin d'obtenir une solution au problème des déplacés syriens, irakiens et palestiniens, et leur retour, tous, dans leur pays de manière digne", a affirmé Mgr Raï. "Le droit au retour est notre priorité quotidienne, et il ne doit pas être lié à des solutions politiques qui pourraient prendre des années avant de voir le jour (...)", a insisté le chef de l’Église maronite.
Le président Berset a pour sa part affirmé que sa visite "ne vise pas seulement à renforcer les relations entre le Liban et la Suisse, mais à rappeler également que le Liban n'est pas le seul pays concerné par la question des déplacés et des réfugiés". "Hier, lors de nos réunions avec le président de la République, Michel Aoun, et le président du Parlement, Nabih Berry, nous avons souligné l'intérêt que nous portons à l'aide au Liban pour ne pas le laisser seul (...)", a ajouté le président de la Confédération suisse.
La visite officielle du président Berset, entamée dimanche, a été marquée par des déclarations sur la question des réfugiés syriens, dans ses trois étapes majeures : à Baabda où il était reçu par Michel Aoun, à Aïn el-Tiné où il a eu un entretien avec Nabih Berry et à la Maison du Centre où il a rencontré le Premier ministre Saad Hariri. À ce propos, le président suisse a assuré que son pays "poursuivrait son aide au Liban", et qu’il ne considère pas ce problème comme "exclusivement libanais", mais comme une "question globale".
Le président Aoun avait pour sa part réitéré la position libanaise qui reste "attachée au retour des réfugiés syriens dans les zones sûres de leur pays", saluant au passage "l’initiative russe qui va dans ce sens". "J’ai demandé au président suisse l’appui de son pays à cette initiative, sans la lier à une solution politique qui pourrait tarder à voir le jour", avait-il ajouté.

