Le ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk. Photo Ani
Le ministre sortant de l'Intérieur, Nohad Machnouk, a refusé mardi que la Syrie pose des conditions politiques pour l'ouverture de points de passages, dans une allusion au poste frontalier de Nassib entre la Syrie et la Jordanie qui permettrait la circulation des marchandises libanaises.
"Depuis le début de la crise syrienne, nous avons ouvert tous les points de passages, terrestres, aériens et maritimes, sans poser de conditions, parce que le peuple syrien a accueilli les Libanais durant la guerre de juillet 2006", a affirmé M. Machnouk, du courant du Futur, lors d'une visite au siège de la Sûreté générale à l'occasion du 73e anniversaire de l'institution.
"Parler de conditions syriennes pour ouvrir le seul point de passage devant le Liban est inacceptable est n'exprime pas l'opinion du peuple syrien. Il est inacceptable que la condition soit les négociations politiques", a ajouté M. Machnouk, qui s'exprimait en présence du directeur général de la SG Abbas Ibrahim.
Les partisans d'une normalisation avec le régime syrien avancent deux arguments: rétablir le dialogue officiel avec Damas faciliterait le retour des réfugiés, d’une part, et réactiverait, d’autre part, le transit des produits libanais à travers le territoire syrien vers le poste-frontière de Nassib, carrefour commercial majeur de la frontière syro-jordanienne, désormais repris par Damas et placé sous contrôle de la police militaire russe.

Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine