le tribunal islamique les avait en outre condamnées à une amende de 3.300 ringgit (690 euros). Il était prévu que les coups de bâton soient donnés mardi, mais un responsable du tribunal de Terengganu a indiqué mardi que le châtiment avait été reporté au 3 septembre pour "des raisons techniques". Les deux femmes ont été libérées sous caution. L'exécution de ce type de sanction n'est pas publique en Malaisie.
La communauté LGBT est confrontée depuis ces dernières années à une pression croissante en Malaisie, un pays dont la majorité de la population est musulmane. Les autorités sont souvent accusées de viser leurs représentants.
Le groupe de défense des droits des transgenres Justice pour les Soeurs a dit espérer que le report donne un peu plus de temps aux efforts des militantes pour que cette peine soit commuée.
"Il y a un peu plus de temps, maintenant, pour avoir plus de discussions à ce sujet et voir si ces discussions peuvent ajouter aux pressions ou changer l'état d'esprit des gens sur cette condamnation", a déclaré Thilaga Sulathireh, une responsable de l'association.
Le système judiciaire en Malaisie est double, les tribunaux islamiques étant habilités à traiter les questions religieuses et familiales, ainsi que des affaires telles que l'adultère.
Environ 60% des 32 millions d'habitants de la Malaisie sont musulmans. Leur pratique de l'islam est traditionnellement tolérante mais des crispations conservatrices se sont développées ces dernières années.


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