"J'ai tant souffert" en parlant samedi avec huit victimes irlandaises d'abus sexuels, a confié dimanche le pape François dans l'avion qui le ramenait de Dublin, après une visite de deux jours en Irlande.REUTERS/Clodagh Kilcoyne
"J'ai tant souffert" en parlant samedi avec huit victimes irlandaises d'abus sexuels, a confié dimanche le pape François dans l'avion qui le ramenait de Dublin, après une visite de deux jours en Irlande. Le pape s'est entretenu samedi durant une heure et demie avec des victimes d'abus commis dans le passé par des membres du clergé, des religieux et des personnes au sein d'institutions catholiques.
Parmi elles, son ancienne conseillère sur les abus pédophiles du clergé, la victime irlandaise Marie Collins, victime à 13 ans d'abus sexuels de la part d'un prêtre. "J'ai tant souffert. Je crois qu'il fallait écouter ces huit personnes. Et de cette réunion est sortie la proposition - la proposition je l'ai faite moi mais elles m'ont aidé à la faire - de demander pardon aujourd'hui durant la messe mais sur des choses concrètes", a-t-il expliqué.
Le pape s'est montré particulièrement ému par le sort des filles non mariées obligées massivement avec la complicité d'institutions religieuses de laisser adopter leurs enfants par d'autres familles. "Je n'en avais jamais entendu parler", a-t-il avoué, en évoquant sa rencontre avec deux personnes qui furent ainsi adoptées illégalement. "Cela a été pour moi douloureux, mais accompagné par la consolation de pouvoir aider à clarifier ces choses", a-t-il dit.
Dimanche lors d'une messe géante à Dublin, le pape a énuméré une longue liste de "pardons" à toutes les victimes d'abus, en soulignant que les filles mères n'avaient pas commis "un pêché mortel" comme leur disait l'Eglise.


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