Le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, s’est étonné samedi que certains protagonistes se concentrent sur le fait que ce soit sa formation qui bloque la formation du futur gouvernement, et a appelé à l’application des clauses de l’accord de Taëf (1989).
M. Joumblatt, qui s’exprimait dans un discours prononcé lors de la cérémonie de remise de diplômes à l’école Irfan, dans le Chouf, a par ailleurs reproché à la nouvelle loi électorale d’avoir entraîné « la fragmentation de l’État ». Il a réclamé l’application de l’accord de Taëf, qui prévoit l’élection d’un Parlement non confessionnel et la création d’un Sénat, une institution dont le président devrait relever de la communauté druze, selon lui.
Sur un autre plan, le chef du PSP a rappelé qu’une délégation de son parti s’était rendue à Moscou afin de demander aux autorités russes de protéger les druzes de Syrie, pour que ceux-ci ne soient pas enrôlés dans la bataille d’Idleb, dernier bastion encore aux mains des rebelles et des jihadistes. Il a souligné que cette demande « ne signifie en aucun cas que nous voulons établir un “canton druze” en Syrie ».
Au début du mois, le chef du PSP avait appelé les habitants de Soueida, victimes d’un attentat sanglant du groupe État islamique, à « ne pas tomber dans les pièges du régime syrien » en s’enrôlant dans son armée. Jusqu’à présent, les notables druzes de Soueida avaient obtenu que leurs jeunes gens enrôlés dans l’armée du régime syrien demeurent dans la province et ne soient pas emmenés combattre sur les fronts.

